Guy Chevrette
Le conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) joue cartes sur table. À deux jours du début du Sommet sur l'avenir du secteur forestier québécois, son président-directeur général, Guy Chevrette, a présenté vendredi après-midi un document de travail et d'orientation sur lequel le CIFQ a travaillé pendant des semaines.
À deux jours du début du Sommet sur l'avenir du secteur forestier québécois, le Conseil de l'industrie forestière du Québec publie un document de travail, qui dresse un sombre portrait de l'industrie et de son avenir.
Le document, préparé en vue du sommet qui se déroulera à Québec du 10 au 12 décembre, dresse un sombre portrait de cette industrie et de son avenir. Il traite, à la fois, des problèmes d'ordre conjoncturel, comme la hausse du huard, et structurel, comme les coûts d'approvisionnements plus élevés et la fiscalité désavantageuse, par exemple.
« Même si la crise était réglée sur le plan de la conjoncture, on ne serait pas au bout de nos peines. Malheureusement, le Québec demeure avec la fibre la plus dispendieuse et les copeaux qui sont les plus chers au monde. On aurait encore des problèmes même au sortir de la crise conjoncturelle. Il faut donc que le gouvernement s'attaque directement à la crise structurelle », a réclamé Guy Chevrette.
Québec doit, précise-t-il, donner aux industries le moyen d'être compétitives. Il cite en exemple la fibre, pour laquelle il devrait y avoir deux coûts: un prix pour la fibre qui sert au bois d'oeuvre, un autre pour celle de moindre qualité. Guy Chevrette réprouve également les dédales administratifs, qui déplore-t-il, coûtent inutilement cher.
Il espère que le sommet sera empreint de réalisme et qu'il permettra d'avancer des solutions pragmatiques qui favoriseront également la pérennité de la forêt et la survie économique des régions ressources.
Emploi-Québec évalue que 10 000 travailleurs du secteur forestier ont perdu leur emploi au cours des deux dernières années. Le conseil estime plutôt leur nombre à 20 000. Qui plus est, selon Guy Chevrette, si rien n'est fait d'ici un an, 30 000 autres personnes perdront leur emploi directement et indirectement.