Aux yeux de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le régime forestier adopté dans les années 1980 n'a pas eu l'effet escompté. Ce sont, disent les syndicalistes, les mêmes entreprises, maintenant fusionnées, qui contrôlent la forêt, l'industrie du bois d'oeuvre et celle du papier.
La Confédération des syndicats nationaux (CSN) remet en cause l'ensemble du régime forestier, qui détermine la façon dont Québec distribue le bois aux usines.
Le président régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Engelbert Cottenoir, estime donc que Québec doit revoir sa façon de distribuer le bois.
Il croit que l'État doit évaluer l'offre potentielle dans son ensemble plutôt que de laisser des entreprises comme AbitibiBowater transférer leurs contrats d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF) vers les usines qui demeurent ouvertes. Ce qui ne signifie pas pour autant, précise-t-il, qu'il faille mettre la forêt publique aux enchères sans définir de règles. Cela risquerait, affirme M. Cottenoir, de consolider les monopoles existants.
Engelbert Cottenoir réclame également que le gouvernement provincial consulte les élus régionaux au sujet de la distribution des CAAF sans toutefois, ajoute-t-il, déléguer cette compétence aux régions afin d'éviter que les MRC et les municipalités se retrouvent en concurrence avec des géants de l'industrie.
Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, AbitibiBowater contrôle les trois quarts de la forêt publique.