
Une étude commandée par le Conseil régional de l'environnement conclut que les substitutions énergétiques, c'est-à-dire le remplacement de combustibles fossiles par des sources d'énergie moins polluantes, ne contribuent pas à réduire les impacts négatifs sur l'environnement, à moins qu'elles ne se fassent dans le cadre d'un plan concerté visant à réduire la consommation totale d'énergie.
« Si vous dites, par exemple, je vais mettre des éoliennes, je vais mettre des panneaux solaires ou de l'hydroélectricité et ça va diminuer ma production de CO2, ce qui va se passer fort probablement, c'est une augmentation de la consommation et non pas une substitution », affirme l'auteur de l'étude, le physicien et spécialiste des questions énergétiques, Patrick Déry.
L'analyse de M. Déry démontre en fait qu'en substituant des énergies plus vertes aux combustibles fossiles, comme le pétrole, le gaz naturel ou le charbon, ceux-ci n'en deviennent que plus disponibles pour d'autres, à moins qu'une politique vienne s'assurer de limiter leur réintroduction dans le processus de production.
Patrick Déry a entre autres analysé le cas de l'Allemagne et des États-Unis. En Allemagne, une véritable politique de substitution a permis de réduire vraiment la production de CO2, tandis que chez nos voisins du sud, la consommation de charbon est en hausse de 4,5 % par année.
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