L'effet Greenpeace pourrait nuire

Foresterie

Des dirigeants scolaires de cégeps et de niveau secondaire estiment que la sortie de Greenpeace cette semaine risque d'avoir un impact insoupçonné sur la formation en foresterie. Le président de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, Rémi Rousseau, affirme que Greenpeace est en train d'anéantir des années d'efforts pour revaloriser cette formation et recruter les jeunes. « Mettez-vous à la place d'un jeune qui entend ça et qui se dit : "bon bien, je ne pense pas que ce soit quelque qui peut m'amener à un avenir prometteur" », mentionne M. Rousseau.

Des dirigeants scolaires condamnent la sortie de Greenpeace de cette semaine qui, selon eux, risque de nuire considérablement à l'enseignement en foresterie au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Il souligne que bien que le taux de placement soit élevé dans ce domaine, le recrutement n'est pas chose facile. La formation en foresterie représente au moins 250 élèves à la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets et le taux de placement est de 85 %. Pour ce qui est du cégep de Saint-Félicien qui vit grâce à ses techniques en milieu naturel, les programmes de foresterie ont un taux de placement de 100 %.

Selon le directeur général du cégep, Louis Lefebvre, Greenpeace semble complètement ignorant des changements de méthodes de travail en forêt. Il s'inquiète aussi de l'impact sur l'image de la formation.

« Ce n'est plus ce que c'était. Il y a un côté très environnemental, un côté vert au niveau de l'exploitation de la forêt. Évidemment, tous les efforts qu'on fait de recrutement et de promotion, ça vient nous tirer dans le pied », dit-il.

Environ 50 % des travailleurs en forêt vont prendre leur retraite dans les trois prochaines années. Ce n'est pas le temps, selon le directeur général du cégep, de ralentir cette formation qui a l'avantage de garder les jeunes dans la région.