Jean Charest, premier ministre du Québec
Le gouvernement du Québec a présenté sa nouvelle politique énergétique, jeudi. L'hydroélectricité sera le moyen principal pour réaliser ses ambitions, avec 25 milliards de dollars d'investissements en 10 ans.
La politique énergétique comprend des mesures qui pourraient avoir des impacts importants dans la région.
Elle prévoit le soutien de projets de minicentrales, à condition que ceux-ci fassent l'objet d'un large consensus dans le milieu.
Québec annonce que 25 milliards de dollars seront investis en 10 ans et que l'hydroélectricité est au coeur de sa politique énergétique.
Plusieurs projets sur la table
Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, des propositions existent notamment sur la rivière Ouiatchouane en amont de la chute de Val-Jalbert et sur la rivière Shipshaw qui est soutenue par la municipalité de Saint-Ambroise.
Barrage de Pont-Arnaud - Archives
La remise en service des centrales de Chute-Garneau et Pont-Arnaud, convoitée par la ville de Saguenay, pourrait être réalisée.
L'accélération des grands travaux hydroélectriques devrait hâter des projets comme celui de la dérivation de la rivière Rupert qui devrait apporter des retombées importantes pour la région.
La politique québécoise prévoit aussi accentuer les efforts d'exploration pétrolière, un sujet remis à l'ordre du jour avec la présence potentielle de gaz naturel sous le lac Saint-Jean. Québec a l'intention de soutenir les projets de port méthanier et une proposition du genre a été soumise pour Grande Anse.
Dans le vent
Finalement, Québec prévoit lancer des projets de production éolienne de 4000 MW au total, 40 fois plus qu'en 2003. La réalisation d'un bloc de projets totalisant 500 MW sera confiée aux régions et aux communautés autochtones.
Au bout du compte, le gouvernement estime que 10 % de l'énergie produite au Québec proviendra de l'éolien. La création éventuelle de réseaux d'énergie autonomes en couplant l'éolien et le diesel est également sur la table.