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Le Musée national des beaux-arts du Québec expose les oeuvres du général Fisher

C'est avec une fierté non dissimulée que le Musée national des beaux-arts du Québec a présenté à la presse ses nouvelles acquisitions : quatre aquarelles réalisées à la fin du 18e siècle, qui représentent des sites de Québec et de Montréal. Ces oeuvres d'une grande valeur historique sont l'oeuvre du major-général Benjamin Fisher.

La naissance de l'art du paysage au Canada remonte à l'époque du régime anglais. Les militaires artistes, tel le major-général Benjamin Fisher, avaient pour mission de dresser l'inventaire des nouvelles possessions de la Couronne britannique.

Un loisir pour les topographes britanniques

John Porter, directeur du Musée national des beaux-arts du Québec, explique que « C'était dans leurs fonctions de relever la topographie des lieux où ils étaient emmener en garnison. Mais c'était aussi une forme de loisir de croquer les images des lieux qu'ils fréquentaient, et ça, c'était comme des souvenirs qu'ils rapportaient avec eux de leurs missions en Angleterre. C'est ce qui fait que des oeuvres comme ça, qui ont rapport avec Québec et Montréal, ont été retrouvées dans les cartons d'un ancien officier britannique... ».

Se réapproprier une partie de notre patrimoine

Ces quatre aquarelles, qui nous font voyager dans le temps, témoignent avec éloquence de l'aspect des villes de Québec et de Montréal à la fin du 18e siècle.

Selon John Porter, « ces oeuvres là nous reviennent et c'est l'occasion pour Québec de se réapproprier une partie de son patrimoine, à travers l'allure qu'avait cette ville et son environnement. C'est quand même exceptionnel et c'est des oeuvres très très rares ».

Un état de conservation exceptionnel

Les aquarelles sont très bien conservées du fait qu'elles sont restées plus de 100 ans à l'abri de la lumière. Les couleurs, notamment, demeurent très vivantes. Ces oeuvres saisissantes ont été intégrées à l'exposition Québec, l'art d'une capitale coloniale, qu'on peut visiter gratuitement en tout temps.

Un reportage de Valérie Cloutier.

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