Interdire les pesticides pour sauver les abeilles

Protection des abeilles - Entrevue avec l'entomologiste Valérie Fournier

Un regroupement d'organismes presse le gouvernement d'agir pour préserver les colonies d'abeilles au Québec. La Coalition réclame l'interdiction de pesticides de type néonicotinoïdes dans les grandes cultures.

La Fédération des apiculteurs du Québec, Nature Québec et les Amis de la Terre de Québec soutiennent que l'utilisation très répandue des néonicotinoïdes dans les champs contribue au déclin des abeilles. Mis au point dans les années 1980, ces pesticides sont utilisés comme enrobage des semences de maïs et de soya.

Les néonicotinoïdes sont parmi les insecticides les plus utilisés à travers le monde. Ils agissent sur le système nerveux central des insectes, allant jusqu'à provoquer la paralysie et leur mort. Les pesticides affaiblissent aussi le système immunitaire des abeilles et réduisent leur capacité à retrouver leur ruche.

Selon la coalition, qui demande leur interdiction, la quasi-totalité des semences de maïs vendues au Québec et plus de la moitié des semences de soya seraient enrobées avec ces produits. Or, leur utilisation menace la survie des abeilles à court terme.

« Environ 40 % des aliments à haute valeur nutritive contenus dans notre assiette au Québec proviennent du travail des abeilles par la pollinisation des fruits, légumes et autres plantes », rappelle Valérie Fournier, entomologiste à l'Université Laval.

Certaines cultures, comme le bleuet et la canneberge, sont particulièrement dépendantes de la pollinisation des abeilles dont les colonies sont en constante diminution ces dernières années.

Le regroupement réclame une politique gouvernementale et des mesures concrètes pour s'attaquer au problème.

Au Canada, un tiers de la production de nourriture dépend de la pollinisation par les insectes.

Québec en direct Afficher le fil complet

Facebook