Le ministre Hébert appelé à contrer la surfacturation en clinique privée

Des citoyens de Pointe Saint-Charles qui dénoncent la facturation de frais abusifs ou illégaux dans les cliniques médicales. Des citoyens de Pointe Saint-Charles qui dénoncent la facturation de frais abusifs ou illégaux dans les cliniques médicales.

Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, se dit prêt à intervenir contre les frais accessoires abusifs facturés par plusieurs médecins en cabinet privé.

Le ministre Hébert réagissait lors d'un point de presse aux doléances exprimées un peu plus tôt par un groupe de citoyens du quartier Pointe Saint-Charles, à Montréal. Ce groupe de citoyens, appuyé par la Clinique communautaire de Pointe Saint-Charles, s'oppose à la facturation abusive et parfois même illégale imposée par plusieurs médecins en cabinet privé.

Le groupe mentionne plusieurs exemples: 40 $ pour des gouttes ophtalmiques avant un examen des yeux, 75 $ pour un agent anesthésiant avant l'ablation d'une tumeur bénigue sur le nez, 500 $ de frais accessoires à une coloscopie.

« Mon fils avait des infections aux oreilles à répétition, alors mon médecin de famille nous a demandé de voir un spécialiste. Quand je suis entrée dans le bureau, il m'a dit : "Il y a un vaporisateur qu'il faut utiliser pour un test et ça coûte 40 $". Je sentais que je n'avais pas d'autre choix » — Bianca Baldo, citoyenne

Certains frais accessoires sont clairement illégaux, comme les frais facturés pour l'ouverture de dossiers médicaux, les forfaits santé, des pansements ou des seringues. Les frais pour les médicaments et les agents anesthésiants, eux, sont autorisés, mais plusieurs médecins exigent des frais beaucoup plus élevés que leur coût réel.

Les citoyens et la clinique de Pointe Saint-Charles reprochent à la Régie de l'assurance-maladie et au Collège des médecins de se renvoyer la balle et de ne rien faire pour corriger la situation.

Le ministre pensait le problème réglé

Le ministre de la Santé Réjean Hébert, interpellé un peu plus tard, a déclaré qu'il n'allait plus tolérer cette situation. « J'ai demandé à la Régie de l'assurance-maladie d'être beaucoup plus diligente, et on va serrer la vis. Et s'il y a des modifications règlementaires à faire, on les fera. Mais c'est inacceptable pour moi, ces frais accessoires », a-t-il commenté.

« Je pensais qu'on avait réglé le problème, mais je vois qu'il y a encore toutes sortes de stratégies ou de stratagèmes, même, pour faire payer aux patients des frais qui doivent être couverts par le réseau public. » — Réjean Hébert, ministre de la Santé

Il a aussi appelé la population à se faire rembourser par la RAMQ les frais facturés illégalement. Pour ce qui est des frais dits « déraisonnables », il faut se plaindre au Collège des médecins.

D'après un reportage de Caroline Jarry

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