Des kayakistes et des canoteurs de Shannon, près de Québec, ont entrepris samedi une excursion symbolique sur la rivière Jacques-Cartier pour s'opposer à la construction d'une petite centrale hydroélectrique sur le cours d'eau.
Des kayakistes et des canoteurs de Shannon, près de Québec, ont entrepris une excursion symbolique sur la rivière Jacques-Cartier pour s'opposer à la construction d'une petite centrale hydroélectrique sur le cours d'eau.
Les militants craignent que ces aménagements détruisent un tronçon de la rivière Jacques-Cartier prisé par les amateurs de plein air et les villégiateurs. Ces travaux risquent également, selon eux, d'affecter le parc municipal de Shannon.
« Sur la rive droite, il y a un projet d'évacuateur d'eau. On parle de dynamitage. On parle d'une conduite d'eau qui ne sera pas naturelle. Alors, quand on dit que rien ne paraît, c'est de la foutaise », a lancé Yoland Marcotte, membre du regroupement Sauvons la Jacques-Cartier.
Ces manifestants indiquent également qu'on tente actuellement de réintroduire le saumon dans cette rivière et qu'on ignore les effets de la mini-centrale sur l'espèce.
Le maire de Shannon se dit ouvert à la discussion
De son côté, la Ville de Shannon espère faire 700 000 $ de profit par année avec ce projet. Ces chiffres sont toutefois remis en doute par la Fondation Rivières.
Quoi qu'il en soit, le maire Clive Killey n'a pas l'intention de renoncer à ce projet. Ce dernier se dit toutefois prêt à tenir des consultations publiques.
Le maire Killey est persuadé que la municipalité parviendra à s'entendre avec les kayakistes.
Le 30 juin dernier, Hydro-Québec a donné son aval à la construction de 13 mini-centrales, dans le cadre de son programme d'achat d'électricité provenant de centrales hydroélectriques de moins de 50 mégawatts. Certains de ces projets suscitent également la controverse dans d'autres municipalités où les mini-centrales doivent être implantées.