Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard (Archive)
©
PC/Jacques Boissinot
Mardi, des marcheurs et marcheuses autochtones ont quitté Wendake à destination d'Ottawa. Ce périple de 500 kilomètres, qui prendra fin le 1er juin, vise à interpeller le gouvernement fédéral afin qu'il corrige certaines discriminations qui figurent dans la Loi canadienne sur les indiens, adoptée en 1876.
Des manifestants autochtones s'engagent dans un long périple à pied de 500 kilomètres, entre la réserve amérindienne et la capitale, pour revendiquer des changements à la Loi canadienne sur les Indiens.
Ces derniers revendiquent notamment le droit au statut indien pour une mère autochtone et ses enfants. En effet, actuellement, une mère ne peut pas transmettre le statut autochtone à sa progéniture lorsque le père n'est pas autochtone, alors que ce droit est reconnu aux hommes.
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, a d'ailleurs profité de l'occasion pour défendre l'autonomie des peuples qu'il représente. « Notre droit à mettre sur pied nos propres institutions et notre droit à déterminer qui est membre de nos communautés et qui ne l'est pas », a-t-il réclamé.
Les manifestants souhaitent profiter des circonstances actuelles pour se faire entendre par le gouvernement.
En effet, dernièrement, un jugement de la Cour d'appel de la Colombie-Britannique, l'Arrêt McIvor, a reconnu que la Loi canadienne sur les Indiens discriminait et marginalisait les peuples autochtones.
Le gouvernement avait jusqu'au 6 avril pour modifier cette loi. Or, Ottawa a demandé et obtenu une extension jusqu'au 5 juillet prochain.
Ses représentants ont déposé le projet de loi C-3 depuis, mais pour les instigatrices de la marche ce projet de loi n'élimine pas toutes les discriminations, surtout en ce qui concerne les droits des femmes autochtones.