Le juge Yves Alain (archives)
Le juge Yves Alain de la Cour supérieure du Québec reconnu coupable de conduite en état d'ébriété pourra continuer à exercer ses fonctions. C'est ce qu'a décidé le Conseil canadien de la magistrature qui a complété l'examen de la plainte portée contre le juge de Québec.
Le Conseil canadien de la magistrature ne prend aucune mesure à l'endroit du juge Yves Alain de la Cour supérieure du Québec, qui a plaidé coupable à une accusation de conduite en état d'ébriété.
Le Conseil canadien de la magistrature conclut qu'il s'agit d'un incident isolé et retient que le juge a reconnu la gravité de l'affaire. Il s'est de plus engagé à éviter une telle conduite à l'avenir.
Le directeur exécutif du Conseil canadien de la magistrature, Norman Sabourin, explique que la bonne réputation du juge Alain a incité le comité du Conseil sur la conduite des juges à fermer le dossier.
Le député fédéral de Portneuf, André Arthur, qui s'est déjà levé en chambre pour critiquer le juge Alain, doute que celui-ci soit apte à exercer ses fonctions.
« C'est assez formidable d'apprendre qu'un homme qui a un dossier criminel, qui ne pourra pas rentrer facilement aux États-Unis, va pouvoir monter sur le banc de la Cour supérieure et porter des jugements sur les comportements, les patrimoines, les gardes d'enfants des citoyens canadiens », dit-il.
Le juge Alain avait été arrêté en décembre 2006, près de la gare maritime Champlain à Québec, avec une alcoolémie très élevée. Il a accepté la peine qui lui a été imposée, soit 1300 $ d'amende et la perte de son permis de conduire pendant un an.