Émeute à la prison de Hull : le transfert de détenus est en cause

Les 16 détenus de la prison de Hull, qui s'étaient enfermés dans l'aile à sécurité maximale, ont été transférés dans d'autres établissements carcéraux. Les 16 détenus de la prison de Hull, qui s'étaient enfermés dans l'aile à sécurité maximale, ont été transférés dans d'autres établissements carcéraux.

Le ministère de la Sécurité publique confirme que les 16 détenus de l'aile à sécurité maximale de la prison de Hull s'étaient barricadés pour éviter que certains d'entre eux soient transférés dans un autre établissement.

Le président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Stéphane Lemaire, souligne que les tensions étaient palpables dans l'aile à sécurité maximale.

« On a des gens là-dedans qui ont un passé assez tumultueux : les gangs de rue, le contrôle de la drogue. Il faut croire que les gens voulaient rester à Hull, voulaient rester en gang. » — Stéphane Lemaire, président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec

L'agent Marc Tessier, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), refuse toutefois de confirmer si les détenus étaient affiliés à des gangs de rues.

Dommages importants et accusations

Les 16 détenus ont été transférés dans d'autres établissements carcéraux de Montréal.

L'aile à sécurité maximale de la prison de Hull doit être fermée afin d'effectuer des réparations, puisque des milliers de dollars de dommage ont été causés pendant l'émeute de mercredi.

« Ils ont saccagé l'aile au complet. On parle de téléviseurs brisés, les portes, les murs, les chaises, les tables, tout ce sur quoi ils pouvaient mettre la main [a été saccagé]. » — L'agent Marc Tessier, porte-parole de la Sûreté du Québec

La Sûreté du Québec précise que l'enquête progresse rapidement et que plusieurs détenus pourraient faire face à des accusations de participation à une émeute et de méfaits.

De son côté, la direction de la prison de Hull a demandé une enquête administrative en plus de l'enquête policière.

La surpopulation aussi en cause, selon le Syndicat

Par ailleurs, le problème de surpopulation dans les prisons n'est pas étranger aux événements de mercredi, selon Stéphane Lemaire.

Il affirme que ses membres réclament depuis des années un milieu de travail plus sécuritaire. « C'est certain que nos revendications et nos récriminations, depuis 2005, sont en lien avec ces événements-là », soutient-il.

« Ce qu'on veut, c'est plus de discipline, plus de sécurité. On parle beaucoup de réhabilitation, mais la surpopulation et la réhabilitation, c'est une équation qui ne fonctionne pas. On en a eu la preuve [mercredi]. » — Stéphane Lemaire, président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec

De son côté, la SQ nie que la surpopulation soit en cause dans ce dossier. Selon l'agent Marc Tessier, les 16 détenus de l'aile à sécurité maximale disposaient chacun d'une cellule.

Rappel des événements

Mercredi, 16 détenus se sont barricadés pendant plus de huit heures dans l'aile à sécurité maximale de la prison de Hull, ce qui a causé des dommages importants dans cette section. Ils refusaient de réintégrer leurs cellules.

Des négociateurs de la Sûreté du Québec de Montréal se sont rendus sur place pour dénouer l'impasse. Les détenus se sont rendus de manière pacifique à la fin de la journée.

Les enquêteurs rencontreront chacun des détenus individuellement pour connaître les causes des événements.

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