Les détenus de la prison de Hull ont levé leur barricade

Michel Picard s'entretient avec le président de l'Office des droits des détenus, Jean-Claude Bernheim, au sujet des revendications générales de détenus.

Les détenus de la prison de Hull, qui s'étaient enfermés dans l'aile à sécurité maximale, ont levé leur barricade peu de temps avant 18 h, mercredi.

Les 16 détenus refusaient depuis 9 h 30 de réintégrer leur cellule. Les gardiens de prison avaient verrouillé les portes du secteur pour empêcher les détenus de circuler ailleurs dans la prison.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ), le sergent Marc Tessier, a confirmé que les détenus s'étaient rendus de manière pacifique, sans aucune revendication.

Il a ajouté que les enquêteurs rencontreront chacun des détenus individuellement.

Les prisonniers ont causé des dommages importants aux tables et aux portes de l'aile où ils s'étaient barricadés.

Les policiers de Gatineau ont érigé un poste de commandement à la prison de Hull. Les policiers de Gatineau ont érigé un poste de commandement à la prison de Hull.  Photo :  Ashley Burke, CBC

Pendant l'incident, les détenus ont bloqué les fenêtres et obstrué les caméras de surveillance dans le secteur.

Des négociateurs de la SQ de Montréal étaient arrivés sur place en début d'après-midi afin de tenter de résoudre le conflit.

Aucun agent correctionnel n'a été pris en otage ni n'a été blessé.

Les autres détenus du centre de détention ont été confinés à leur cellule par mesure de sécurité.

Les policiers de Gatineau avaient érigé un poste de commandement à la prison. Des agents assuraient également la sécurité à l'extérieur de bâtiment.

Surpopulation carcérale

Les problèmes de surpopulation à la prison de Hull ont souvent fait les manchettes au cours des derniers mois. Des détenus doivent dormir au sol sur des matelas alors qu'ils partagent à trois une cellule prévue pour deux détenus.

Le syndicat des agents correctionnels dénonce lui aussi ce problème depuis de nombreuses années.

À la mi-novembre, le ministre québécois de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a reconnu que la situation n'était pas parfaite à la prison de Hull. Il avait alors déclaré qu'un établissement carcéral n'est pas un hôtel.

Il a aussi souligné que les problèmes pouvaient s'aggraver avec l'approche du gouvernement conservateur qui mise sur des peines d'emprisonnement plus sévères.