La Ville de Gatineau veut répertorier ses édifices contenant de l'amiante

La Ville de Gatineau veut répertorier ses édifices contenant de l'amiante, comme l'explique Mathieu Lacombe

La Ville de Gatineau va lancer un appel d'offres pour répertorier tous ses bâtiments qui contiennent de l'amiante. La décision a été prise après que des employés municipaux aient été exposés au matériau.

L'automne dernier, des cols bleus de Gatineau ont eu une mauvaise surprise en effectuant des travaux au Centre de services de Masson-Angers. Les travailleurs ont été exposés à de l'amiante.

Afin de prévenir qu'une situation similaire ne se reproduise, la Ville et le syndicat ont convenu de faire l'inventaire de tous les bâtiments municipaux construits avant 1983 qui pourraient contenir des fibres d'amiante.

Selon le conseiller municipal, Luc Angers, la sécurité des travailleurs doit primer sur les coûts et les dépenses engendrés par la création d'un tel registre.

Le président du syndicat des cols bleus de la Ville de Gatineau, Denis Savard Le président du syndicat des cols bleus de la Ville de Gatineau, Denis Savard

L'exercice pourrait coûter des centaines de milliers de dollars à la municipalité qui estime jusqu'à 200 le nombre d'édifices qui pourraient contenir le minerai.

« Honnêtement, pour moi, ce montant-là n'a pas trop d'importance. Il faut le faire, il faut les caractériser. » — Denis Savard, président du syndicat des cols bleus de la Ville de Gatineau
De l'amiante De l'amiante

En attendant l'inventaire complet, la Ville a déjà commencé à renforcer ses mesures de sécurité. En collaboration avec une firme spécialisée, une liste des travaux qui doivent être effectués et une procédure sécuritaire de travail avec l'amiante ont été établis.

Par ailleurs, les deux parties tentent d'obtenir un suivi médical pour les employés municipaux susceptibles d'avoir été exposés à de l'amiante dans le passé.

« On travaille conjointement, la Ville et le syndicat, pour convaincre le département de santé publique de faire un suivi sur nos gens qui ont été mis potentiellement à risque au cours des 15 dernières années. » — Denis Savard, président du syndicat des cols bleus de la Ville de Gatineau

La Loi sur la santé et la sécurité au travail devrait être modifiée officiellement au printemps par le gouvernement du Québec, ce qui laisserait à la Ville deux ans pour terminer l'inventaire.