Est ontarien : des entrepreneurs se mobilisent contre la loi 119

Le journaliste Denis Babin a recueilli les réactions d'entrepreneurs qui dénoncent les modifications aux politiques d'indemnisation de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance-travail.

Quelque 250 entrepreneurs en construction de l'Est ontarien se sont rassemblés, mardi soir, à Casselman pour manifester leur mécontentement au sujet des modifications apportées aux politiques d'indemnisation de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre le travail (CSPAAT).

L'entrée en vigueur de la loi 119, le 1er janvier dernier, a eu pour effet d'étendre la protection obligatoire de la CSPAAT aux petits entrepreneurs. Dorénavant, 90 000 d'entre eux doivent verser une cotisation à la Commission et ce, même si la plupart cotisent déjà à un régime d'assurance maladie personnelle.

C'est le cas d'Alain Séguin, qui déplore cette situation. « J'ai ma propre assurance. Je paye 2300 $ par année. Après ça, je vais payer quasiment 8000 $ », estime-t-il.

Des petits entrepreneurs de l'Est ontarien ont donc décidé de se mobiliser pour s'opposer à cette loi. Juliette Forgues, une employée de l'entreprise Fondations Brisson de Casselman, est à la tête de ce mouvement. « C'est juste la goutte qui a fait déborder le vase. Trop, c'est trop », soutient-elle.

Dans leur bataille, les entrepreneurs comptent notamment sur l'appui du député progressiste-conservateur de Lanak-Frontenac-Lennox et Addington, Randy Hillier. Le politicien, qui est en faveur de l'abrogation de la loi 119, les encourage à faire entendre leur mécontentement haut et fort.

Entre-temps, le président de Fondations Brisson, Marc Brisson, estime que ce sont les clients qui vont en faire les frais.