Le procès de la présidente de La Cité collégiale se poursuit

Lise Bourgeois, présidente de la Cité collégiale à Ottawa Lise Bourgeois, présidente de la Cité collégiale à Ottawa (archives)

Le procès de la présidente de La Cite collégiale, Lise Bourgeois, se poursuit mercredi au palais de justice d'Ottawa.

La femme a plaidé non coupable, lundi, à des accusations de ne pas avoir donné d'échantillon d'haleine valide et de conduite avec facultés affaiblies.

Mardi, l'agent Mark Nielson, du service de police d'Ottawa, est revenu à la barre des témoins pour compléter le contre-interrogatoire de l'avocat de Mme Bourgeois. L'avocat a insisté cette fois sur la façon dont l'agent s'y est pris pour administrer dix alcootests à la présidente de La Cité collégiale, le 18 octobre 2011, en fin de soirée.

Jamais, a précisé le policier, Lise Bourgeois ne s'est opposée à passer ces tests, mais aucun d'entre eux n'a donné de résultats valides.

L'agent Nieilson a reconnu qu'il n'a jamais changé l'embout dans lequel Mme Bourgeois a soufflé et qu'il n'a jamais vérifié si quelque chose obstruait l'appareil. L'agent n'a par ailleurs pas testé lui-même l'appareil, avec un autre embout, pour vérifier son bon fonctionnement.

Le policier d'Ottawa était le dernier témoin de la Couronne dans sa cause contre Lise Bourgeois.

L'avocat de la présidente de La Cité collégiale n'a pas précisé combien de témoins il entendait appeler, mais il pourrait en présenter jusqu'à quatre.

Rappel des faits

Les événements qui sont reprochés à Lise Bourgeois se sont produits le 18 octobre 2011 entre l'intersection des rues Elgin et Laurier, au centre-ville d'Ottawa, jusqu'au secteur est de la ville. Un patrouilleur de la police d'Ottawa a intercepté le véhicule de l'accusée après que la centrale 9-1-1 eut reçu un appel d'urgence provenant d'un agent de la GRC qui n'était pas en devoir.

Lise Bourgeois a toujours indiqué qu'une condition médicale non divulguée l'empêchait de souffler dans un ivressomètre.

Quelques mois après les faits, le conseil d'administration de l'établissement s'était dit préoccupé par la situation, mais les membres avaient reconnu la présomption d'innocence de la présidente. Ils avaient permis à Lise Bourgeois de continuer à occuper ses fonctions jusqu'à la fin du procès.

Avec les informations de Stéphane Leclerc