Les amateurs de hockey espèrent une reprise des négociations

Le journaliste Mathieu Lacombe parle des impacts du lock-out de la LNH sur le moral des amateurs et des commerçants

Depuis le début du lock-out dans la Ligue nationale de hockey (LNH), il y a trois mois et demi, les impacts économiques sont nombreux un peu partout au pays.

Les bars sportifs des régions d'Ottawa et de Gatineau sont particulièrement touchés par le conflit puisque les amateurs de hockey représentent une clientèle très lucrative lors des soirs de matchs.

Éric Corcoran, pdg de Sport Échange Outaouais Éric Corcoran, pdg de Sport Échange Outaouais

Selon Vanessa Brisson, une serveuse dans un de ces établissements, la perte de profits est tangible autant pour son employeur que pour elle-même.

Elle se réjouit à l'idée qu'une entente semble finalement se dessiner à l'horizon, car pour elle l'équation est évidente: qui dit hockey, dit aussi consommation d'alcool et de nourriture.

Dans les commerces qui vendent de l'équipement sportif, on explique que la présentation des sports à la télévision a un impact sur l'intérêt qu'il suscite auprès des jeunes. En septembre, on craignait une baisse des ventes d'équipement, ce qui n'est finalement pas arrivé.

« Les gens continuent à joueur au hockey. Les parties ont toujours lieu, les glaces sont réservées. Nous, avec l'expérience qu'on a ici on ne peut pas dire qu'on sent une grande différence. » — Éric Corcoran, pdg de Sport Échange Outaouais
Hockey (archives)

Les amateurs, privés de hockey depuis le 15 septembre, sont plus ou moins persuadés qu'ils pourront renouer avec leur sport d'ici la fin de la saison. Certains craignent que le fait que les joueurs comme les propriétaires soient millionnaires empêche la reprise des discussions.

L'Association des joueurs et la LNH continuent de discuter de la plus récente proposition. Une rencontre est d'ailleurs maintenant prévue lundi pour la reprise officielle des négociations.

Pendant ce temps, les partisans sont sceptiques et les commerçants se croisent les doigts.

D'après le reportage de Mathieu Lacombe