Le CHSLD de Maniwaki est désuet

Aînés

La communauté de Maniwaki attend impatiemment l'autorisation de Québec pour construire un nouveau centre d'hébergement pour personnes âgées. Le centre actuel est désuet et nettement trop petit pour répondre aux besoins de la population.

Cela fait quatre ans que le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la Vallée-de-la-Gatineau a demandé à Québec l'autorisation et le financement pour construire un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

L'édifice actuel est situé en pleine zone inondable. En 2003, il a fallu l'évacuer, car la rivière Désert était sortie de son lit, l'eau s'était arrêtée à quelques mètres seulement de l'immeuble où vivent 70 aînés.

La directrice générale du CSSS de la Vallée-de-la-Gatineau, Sylvie Martin, explique que les risques d'inondations sont toujours bien réels, « Il y a juste une rue qui sépare la rivière de notre CHSLD, dit-elle. La crue des eaux n'est plus juste au printemps, maintenant le niveau d'eau varie continuellement à longueur d'année ».

Personnes agées

En plus, le foyer Père Guinard construit il y a plus de 30 ans est complètement inadapté pour sa clientèle dont les besoins se sont alourdis au fil des ans.

Selon Sylvie Martin, les salles de bain et les chambres sont partagées, l'ascenseur est trop lent alors que les couloirs et cadres de porte, eux, sont trop étroits. Elle craint que l'évacuation de l'édifice soit très difficile advenant un incendie.

Le dossier était une priorité pour l'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais au moment du déclenchement des élections en juillet 2012 et doit le demeurer, selon la députée libérale de Gatineau, Stéphanie Vallée.

« C'est un projet qui correspond à un besoin, donc ce n'est pas un caprice de la population. » — Stéphanie Vallée, députée libérale de Gatineau

La députée espère que le nouveau gouvernement sera réceptif, mais même si une annonce devait avoir lieu au cours des prochaines semaines pour la construction d'un nouveau centre d'hébergement, il faudrait attendre au moins trois ans avant de pouvoir y loger les premiers pensionnaires.

D'après un reportage de Pascale-Marie Dufour