Conseil scolaire Upper Canada : les écoles restent ouvertes jeudi, malgré une grève tournante

Des enseignants manifestent mercredi matin devant l'École Dunning Foubert à Ottawa. Des enseignants ont manifesté devant des écoles d'Ottawa la semaine dernière lors d'une grève tournante. (archives)  Photo :  Patrick Pilon

Les enseignants des écoles publiques élémentaires de deux conseils scolaires de l'Est ontarien se préparent à tenir une journée de débrayage, jeudi, en lien avec le mouvement de grèves tournantes qui touchent en alternance différentes régions de l'Ontario.

Le Conseil scolaire Upper Canada, qui dessert les communautés des comtés de Lanark, Leeds, Grenville, Stormont, Dundas, Glengarry, Prescott et Russell, gardera toutefois ses écoles ouvertes.

Le directeur de l'enseignement du Conseil scolaire, Dave Thomas, demande cependant aux parents qui le peuvent de garder leurs enfants à la maison. Toutefois, en raison de la nature rurale du territoire, M. Thomas soutient que le Conseil se doit d'offrir une solution de dépannage aux parents qui n'ont pas d'autres options de garde.

Le transport scolaire sera assuré comme d'habitude. Les élèves seront supervisés dans de grandes salles communes, comme les gymnases. Toutefois, les cours seront suspendus.

M. Thomas s'attend à ce que moins de 10 % des élèves se présentent à l'école jeudi.

Par ailleurs, les enseignants des écoles publiques élémentaires du Conseil scolaire de Limestone, qui dessert notamment les régions de Kingston et de Napanee, seront aussi en débrayage d'un jour jeudi. Les écoles élémentaires seront fermées et le transport scolaire suspendu. Les écoles secondaires demeureront toutefois ouvertes.

Mercredi dernier, les enseignants de l'élémentaire de près de 120 écoles publiques anglophones d'Ottawa ont tenu un débrayage d'un jour.

En recourant à ces moyens de pression, les enseignants des écoles primaires publiques anglophones expriment leur opposition à la loi spéciale 115, qui donne au gouvernement ontarien le pouvoir de bloquer toute grève pendant deux ans, de geler le salaire des enseignants durant cette même période, de réduire le nombre des congés de maladie et d'imposer des jours de perfectionnement non payés.

D'après CBC