Jour de grève dans les écoles primaires publiques anglophones d'Ottawa

Grève des enseignants

Les enseignants de près de 120 écoles primaires publiques anglophones d'Ottawa tiennent un débrayage d'un jour, mercredi, dans le cadre de grèves tournantes qui touchent en alternance différentes régions de l'Ontario.

Quelque 50 000 élèves se retrouvent donc en congé forcé mercredi dans la capitale nationale.

Les moyens de pression visent à s'opposer à la loi spéciale 115, qui donne au gouvernement le pouvoir de bloquer toute grève pendant deux ans, de geler le salaire des enseignants durant cette même période, de réduire leurs congés de maladie et de leur imposer des jours de perfectionnement non payés.

Marie-Laure Hansson, représentante syndicale des enseignants de l'école Dunning Foubert dans le secteur d'Orléans, explique que c'est avec regret que les enseignants se sont résignés à entreprendre une grève d'un jour.

« Ça nous fend le coeur parce que nos élèves sont toujours notre priorité », explique Mme Hansson. Elle ajoute que les moyens de pression permettent à la population de prendre connaissance de tout ce que les enseignants font de façon bénévole, notamment pour l'encadrement des équipes sportives.

Les enseignants ont jusqu'au 31 décembre pour négocier des conventions collectives avec leur conseil scolaire, sans quoi le gouvernement provincial pourrait leur imposer un contrat de travail.

Mardi, le premier ministre ontarien, Dalton McGuinty, a appelé à nouveau, les enseignants à ne pas prendre les élèves en otage en utilisant des journées de débrayage.

De son côté, la ministre de l'Éducation, Laurel Broten, a indiqué qu'elle tolérerait les grèves tournantes des enseignants anglophones, si le débrayage se limite à une journée par conseil scolaire. L'ensemble des conseils scolaires du réseau public anglais doit être touché d'ici Noël.

Ottawa-Gatineau en direct Afficher le fil complet

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