Justin Trudeau, nouveau chef du PLC

Campagne séduction en Outaouais pour Justin Trudeau

Le journaliste Mathieu Lacombe a suivi Justin Trudeau lors de son passage en Outaouais.

Le candidat à la direction du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a poursuivi mardi sa campagne en Outaouais en visitant trois circonscriptions de la région.

M. Trudeau s'est d'abord offert le midi un bain de foule au Buffet des continents, dans le secteur de Gatineau. Il s'est ensuite rendu à Wakefield rencontrer des résidents et prononcer une courte allocution. Justin Trudeau a ensuite terminé sa tournée régionale par un 5 à 7 au Bop, dans le Vieux-Hull.

Il s'est dit conscient que le Parti libéral doit reconquérir les électeurs de la région. Depuis une vingtaine d'années, l'Outaouais est en effet de moins en moins fidèle aux libéraux, avec des victoires conservatrices, bloquistes et plus récemment un balayage néo-démocrate.

Justin Trudeau a souligné l'importance de permettre à la classe moyenne de respirer davantage. Il a aussi saisi l'occasion pour dénoncer les compressions dans la fonction publique fédérale.

« Pour moi, contrairement à M. Harper, on a besoin d'une fonction publique stable, professionnelle, non partisane, objective qui va pouvoir offrir des services de bonne qualité aux Canadiens. » — Justin Trudeau, candidat à la direction du Parti libéral du Canada

Des appuis pour Justin

Par ailleurs, Justin Trudeau obtient des appuis dans la région. C'est notamment le cas de la députée de Hull, Maryse Gaudreault, et de l'ancien député fédéral de Hull-Aylmer, Marcel Proulx.

« « L'avantage que Justin a, c'est qu'il est capable de revenir à la charge et de dire : "Attention là, vous avez mal compris ce que je vous ai expliqué. Voici ce que je vous ai dit" et remettre les points sur les "i", alors, ça va bien. » — Marcel Proulx, ancien député fédéral de Hull-Aylmer

M. Proulx a ajouté que, si le téléphone sonnait dans les prochaines semaines, il n'hésiterait pas à se porter candidat pour le Parti libéral du Canada.

De son côté, l'ex-député de la circonscription de Papineau, Norman MacMillan, était présent à l'événement du midi, à l'invitation de Marcel Proulx. Il ne s'agit pas d'un appui officiel, même s'il avoue avoir « un gros penchant ».

« Je viens m'asseoir et écouter pour voir ce qui se passe. Ce n'est pas un intérêt personnel, dans le sens d'être candidat ou quoi que ce soit. Mais je voulais voir [ce que] M. Trudeau veut faire comme chef », explique-t-il.

Norman MacMillan s'est présenté à l'invitation de l'ex-député Marcel Proulx. Norman MacMillan s'est présenté à l'invitation de l'ex-député Marcel Proulx.
« Je ne suis pas impliqué (sic), mais ça ne veut pas dire que je ne le serai pas plus tard. Mais pour le moment, non. C'est une visite de courtoisie. » — Norman MacMillan, ex-député de la circonscription de Papineau

M. MacMillan ajoute ne pas être membre du Parti libéral fédéral, bien que les sympathisants peuvent voter pour le futur chef sans détenir de carte de membre.

Une sixième candidature

Vendredi dernier, une résidente d'Ottawa, Karen McCrimmon, s'est à son tour lancée dans la course à la direction du PLC.

Elle a remis au bureau national les noms et les signatures de plus de 300 membres en règle du Parti libéral, provenant de trois provinces. Mme McCrimmon a aussi remis 25 000 $ comme dépôt sur les 75 000 $ exigés en frais d'entrée dans la course.

Lieutenante-colonelle à la retraite des Forces canadiennes, Karen McCrimmon s'était présentée pour le PLC aux dernières élections fédérales dans la circonscription de Carleton-Mississippi Mills, au nord-est d'Ottawa.

Six candidats sont maintenant dans la course à la direction du PLC, soit Deborah Coyne, Marc Garneau, Martha Hall Findlay, Karen McCrimmon, Joyce Murray et Justin Trudeau.