Pas de corruption ni de collusion à Gatineau, selon le maire Bureau

Le journaliste Louka Jacques a discuté avec le maire Marc Bureau d'allégations de corruption dans le milieu municipal et de la présence de partis à Gatineau.

Dans une entrevue de fin d'année accordée à Radio-Canada, le maire de Gatineau, Marc Bureau, réitère sa conviction que sa municipalité est à l'abri de la collusion et de la corruption qui toucheraient certaines villes du Québec.

Le maire affirme que l'industrie de la construction à Gatineau n'est aucunement liée à la mafia. Il ajoute que sa ville fait preuve de transparence en ce qui concerne les contrats qu'elle accorde.

« À Gatineau, les comités exécutifs sont publics. Quand il y a des dépassements de coût, c'est connu des journalistes, qui peuvent les faire connaître à la population », souligne Marc Bureau.

Le maire Bureau admet tout de même qu'une certaine collusion n'est pas impossible, mais peu probable. « Ça pourrait arriver, mais je n'en ai jamais eu vent », souligne-t-il.

Le maire reconnaît aussi qu'il est difficile ces derniers temps d'être un politicien sur la scène municipale, alors que le Québec est ébranlé par les révélations de la commission Charbonneau, qui tente de faire la lumière sur l'industrie de la construction.

« C'est difficile pour la perception que les gens ont de la politique. Il y a 1100 maires au Québec. Il y a près de 8000 élus. C'est comme si les 8000 élus étaient tous dans le même bateau. » — Marc Bureau, maire de Gatineau

Le maire Bureau rappelle d'ailleurs que la Ville a déjà fourni à la commission Charbonneau des documents concernant tous les contrats publics de plus de 25 000 $ qu'elle a accordés depuis 1996 aux fins d'analyse. Toutes les villes de plus de 50 000 habitants au Québec devaient se prêter à l'exercice.

Marc Bureau affirme ne pas être inquiet par les résultats de ces études.

Des règles plus justes pour les indépendants

Par ailleurs, interrogé sur l'arrivée du nouveau parti politique Action Gatineau sur la scène municipale cette année, le maire dit espérer la mise en place de règles plus juste par le ministère des Affaires municipales.

Projet de réaménagement de la rue Jacques-Cartier à Gatineau Le maire espère que le projet de réaménagement de la rue Jacques-Cartier pourra commencer en 2013.

Il déplore par exemple les disparités entre les indépendants et les membres de parti concernant le financement. Il désapprouve que les membres d'un parti puissent amasser des fonds pendant de plus longues périodes que les indépendants.

« Je pense qu'il faut avoir des règles qui sont justes. Il y a quand même 65 % des gens [élus municipaux] qui ont choisi de faire de la politique sans parti politique », souligne-t-il.

En conclusion de son bilan de fin d'année, le maire souhaite que tous les conseillers puissent travailler ensemble en 2013, afin de mener à bien les grands projets.

Le maire souhaite notamment atteindre l'objectif qu'il s'était fixé de bâtir 700 nouveaux logements sociaux pour 2013. Il espère aussi mener à bien le projet d'écocentre dans le secteur de Gatineau, la rénovation de certaines usines d'eau et il souhaite commencer la revitalisation de la rue Jacques-Cartier.

Ottawa-Gatineau en direct Afficher le fil complet

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