De grands athlètes de l'Outaouais ont marqué la scène sportive dans les dernières années. Ils ont atteint des sommets dans leur discipline grâce à leurs efforts et leur talent. La plupart d'entre eux ont aussi pu compter sur leurs parents, des alliés de taille dès leur plus jeune âge pour atteindre leurs objectifs.
Le père du hockeyeur Jean-Gabriel Pageau se souvient des nombreux entraînements très tôt le matin et des tournois de son fils.
« Ça demande un engagement, mais quand tes enfants aiment ça et que tu vois le plaisir. [..] Des fois, tu reviens de travailler, il fait froid au mois de février, à moins trente. Tu voudrais des fois rester chez vous. Mais lui, il voulait aller jouer dehors. Ce sont de beaux souvenirs. J'aimais ça », se rappelle Jean Pageau.
Il n'a jamais rêvé de voir son fils dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Mais maintenant que Jean-Gabriel frappe à la porte du circuit Bettman, son père pense au jour où il jouerait à la Place Banque Scotia.
Jean Pageau, père du hockeyeur Jean-Gabriel Pageau.
Le skieur Olivier Rochon a de son côté réalisé son rêve l'an dernier, en devenant champion du monde. Un tel accomplissement n'aurait pas été possible sans l'appui inconditionnel de ses parents.
France Lévesque a souvent mis sa vie de côté pour accompagner son fils. « La vie sociale des parents en prend un coup. Au bout du compte, tes amis t'appellent plus [...]. Les fins de semaine, tu accompagnes ton enfant dans les compétitions à Montréal, à North Bay », lance-t-elle.
C'est sans parler des coûts élevés de la compétition de haut niveau. La famille doit payer l'équipement, les voyages et les entraînements.
De l'aide pour les parents d'athlètes
Depuis quelques années, les parents d'athlètes ne sont plus tout à fait seuls. Le Conseil de développement du sport de Gatineau (CDSG) tente de leur venir en aide financièrement.
Pour les parents d'athlètes, le temps et l'argent investis en valent le coup. « On le suit par Internet. J'aime aller voir les pratiques. Chaque fois que j'ai la chance, je vais le voir, parce que j'aime ça aussi », souligne Jean Pageau.