Des étudiants dans un pavillon de l'Université d'Ottawa
La Fédération des étudiants de l'Université d'Ottawa (FÉUO) s'inquiète de la consommation importante d'antidépresseurs au sein de la population étudiante.
Selon les chiffres fournis par la FÉUO, en 2011, le régime d'assurance-maladie des étudiants a remboursé près de 119 000 $ en antidépresseurs. Après les contraceptifs oraux, les antidépresseurs sont les médicaments qui ont coûté le plus cher au régime.
Selon Anne-Marie Roy, vice-présidente aux communications de la FÉUO, les données sont alarmantes. Elle estime que le nombre d'étudiants souffrant de dépression est en augmentation à l'Université d'Ottawa.
Murray Sang, directeur au SASS, explique que des dépliants sur l'aide disponible aux étudiants sont distribués lors de l'achat de manuels scolaires.
Photo : Patrick Pilon
De son côté, Murray Sang, directeur au Service d'appui au succès scolaire à l'Université d'Ottawa (SASS), estime que la question financière n'a rien à voir avec la situation.
L'association étudiante dit avoir déployé des efforts supplémentaires pour venir en aide aux étudiants aux prises avec de tels problèmes de santé mentale.
Le SASS est quant à lui venu en aide à 1400 étudiants au cours de la dernière année.
Certains étudiants sont au courant du problème
Par ailleurs, certains étudiants interrogés par Radio-Canada n'ont jamais entendu parler de cas de dépression au sein de la population étudiante.
Toutefois, Philippe Dumouchel, un étudiant en sciences de la santé à l'Université d'Ottawa, dit être bien au fait du problème. Il affirme connaître beaucoup d'étudiants qui ont recours aux antidépresseurs.
M. Dumonchel ajoute que des ressources sont disponibles sur le campus pour venir en aide aux étudiants souffrant de dépression.
D'après Patrick Pilon