La conseillère du district de Hull-Val-Tétreau, Denise Laferrière
Les données de Statistique Canada sur la langue, publiées mercredi, ont fait réagir à l'hôtel de ville de Gatineau. La conseillère Denise Laferrière croit le conseil municipal doit faire valoir la langue de Molière dans tous les quartiers de la Ville.
« La principale difficulté pour nous dans le futur, un futur rapproché, il va vraiment falloir prendre des actions plus musclées concernant les services à offrir aux anglophones », soutient-elle.
Parmi les actions à poser, Denise Laferrière propose de revoir la façon de communiquer avec les citoyens. Dans le secteur d'Aylmer, par exemple, la Ville envoie sa documentation en français et en anglais, tout comme avant la fusion municipale. Une telle façon de faire peut choquer des citoyens francophones, selon elle.
Réactions d'Impératif français
De son côté, le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, croit également que la Municipalité de Gatineau doit agir pour préserver le français. « La Ville de Gatineau n'a pas de politique linguistique en faveur du français. Ça s'impose », lance-t-il.
Il estime que le gouvernement fait la sourde oreille face au déclin du français au Québec et dans le reste du pays.
Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault.
Selon lui, les anglophones qui habitent au Québec se doivent d'apprendre le français.
Hawkesbury, championne du bilinguisme
De son côté, le maire de Hawkesbury, René Berthiaume, s'enorgueillit de voir sa Municipalité conserver son titre de ville la plus bilingue au pays. Selon Statistique Canada, en 2011, 79 % des résidents y parlaient français et anglais.
René Berthiaume, maire de Hawkesbury
Le maire Berthiaume explique cette situation par la proximité géographique avec le Québec.
« Il est évident que Prescott-Russell et Hawkesbury ont toujours été la zone tampon où le français et l'anglais vivaient ensemble et travaillaient ensemble », soutient-il.
Il ajoute qu'il est important que la Ville informe les commerçants et les nouveaux venus du contexte démographique culturel de la région afin de le protéger.
Plus d'anglophones à Rockland
De son côté, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) ne s'inquiète pas que le français parlé à la maison ait baissé de 5 % de 2006 à 2011 à Rockland.
Elle estime toutefois que la vigilance est de mise et souhaite une ouverture à l'égard des francophiles.