Les fidèles d'Ottawa célèbrent la canonisation de Kateri Tekakwitha

La journaliste Mylène Crête a assisté à une messe donnée en l'honneur de Kateri Tekakwitha à Ottawa

Plus d'une centaine de fidèles se sont réunis à la Cathédrale Notre-Dame d'Ottawa où une messe célébrée par Monseigneur Marcel Gervais a eu lieu afin de souligner la canonisation de Kateri Tekakwitha.

Elle est devenue dimanche la première femme amérindienne à être canonisée.

La cérémonie s'est déroulée à la place St-Pierre au Vatican devant des milliers de pèlerins. Née en 1656, Kateri Tekakwitha aurait guéri un jeune garçon atteint de la bactérie mangeuse de chair.

Dans son homélie, Monseigneur Gervais a souligné la dévotion de la nouvelle sainte.

Monseigneur Marcel Gervais Monseigneur Marcel Gervais

Pour plusieurs autochtones du pays, cette canonisation suscite un sentiment de fierté. Certains se sont même levés en pleine nuit afin d'assister à l'événement en direct.

« J'ai une cousine qui s'est appelée Kateri à cause de cette sainte-là. » — Sheila Carrière, fidèle

L'ancien professeur à l'Université St-Paul, Jacques Gauthier, et auteur d'un livre sur Kateri Tekakwitha, estime que les communautés autochtones du monde entier ont de bonnes raisons de se réjouir.

Jacques Gauthier est auteur d'un livre sur Kateri Tekakwitha Jacques Gauthier est auteur d'un livre sur Kateri Tekakwitha

Une grande fierté

Selon le théologien, cette canonisation représente une grande fierté pour les Premières Nations puisqu'ils voient ainsi l'une des leurs reconnue à travers le monde pour sa spiritualité et son respect de l'environnement.

« L'Église reconnaît que cette fille d'origine mohawk est des nôtres. » — Jacques Gauthier, théologien

Jacques Gauthier voit également dans cette canonisation un message de respect et d'ouverture du Vatican. Il croit qu'il s'agit d'une main tendue aux autochtones et que l'Église reconnaît ainsi les Premières Nations.