Des pharmaciens du CHEO viennent en aide à un hôpital de l'Ouganda

Le Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (archives). Le Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (archives).

Le Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) s'investit pour améliorer la qualité des soins dans un hôpital de l'Ouganda. Le CHEO vient de conclure une entente avec la fondation Teasdale-Corti et Pharmaciens sans frontières dans le but de mieux desservir les patients d'Afrique de l'Est, où les conditions de vie demeurent particulièrement difficiles.

L'hôpital de Lacor, dans le nord de l'Ouganda, traite près de 300 000 patients par année. Seulement une poignée de professionnels, soit 30 médecins et deux pharmaciens, travaillent dans l'établissement de 500 lits, fondé par le couple Piero Corti et Lucille Teasdale.

Leur fille, Dominique Corti, a pris la relève. Elle soutient que le contexte est très difficile à l'hôpital de Lacor. « Ici, on aurait besoin de 30 à 40 pharmaciens pour gérer une chose comme ça. On en a deux », déplore-t-elle.

Le directeur de la pharmacie au CHEO, Régis Vaillancourt, a séjourné en Ouganda. Il est convaincu que l'expertise de son hôpital peut être transmise à ses confrères africains, dans le meilleur intérêt des patients.

« Nous avons plus de ressources qu'eux, il faut être honnête. On a eu la chance de pratiquer des techniques plus longtemps. Donc, on va voir si ça peut être transférable et c'est à eux de décider si c'est transférable. » — Régis Vaillancourt, directeur de la pharmacie au CHEO

Ces défis attirent plusieurs pharmaciens du CHEO, prêts à servir de mentor en Ouganda. Les parties devront maintenant trouver des subventions pour mener à bien leur mission qui n'est pas financée par le CHEO.

D'après le reportage de Pascale-Marie Dufour.