Le lock-out dans la LNH pourrait être bénéfique pour le hockey junior

Mathieu Lacombe a discuté du conflit à la LNH avec les propriétaires des 67 d'Ottawa et des Olympiques de Gatineau

Tandis que la Ligue nationale de hockey (LNH) tombera officiellement en lock-out à minuit, des propriétaires d'équipes de hockey junior estiment que ce conflit pourrait leur profiter.

Gary Bettman Le commissaire de la LNH, Gary Bettman  Photo :  CBC

Du côté des 67 d'Ottawa, on prévoit plus de spectateurs aux parties. Selon le propriétaire de l'équipe, Jeff Hunt, les amateurs de hockey qui ont les moyens de se payer des billets à la Place Banque Scotia pour aller voir les Sénateurs se tourneront naturellement vers son équipe pour assister à des parties de hockey.

« Ils vont sortir quand même, ils ne dormiront pas sur leur sofa parce qu'il n'y a pas de hockey. » — Jeff Hunt, propriétaire des 67 d'Ottawa

À double tranchant

Du côté des Olympiques, on espère aussi une augmentation du nombre de partisans. Le propriétaire, Alain Sear, souligne toutefois que lors du lock-out de 2004, il avait fallu attendre plus de deux mois avant qu'une différence soit visible.

Alain Sear ajoute que même si un lock-out apporte plus de spectateurs dans les gradins, il y a un revers à la médaille puisque la LNH finance les équipes juniors de hockey au Canada.

« À la fin de l'année, ça risque de revenir à quatre 30 sous pour une piastre. » — Alain Sear, propriétaire des Olympiques de Gatineau

Pendant ce temps, plusieurs amateurs se disent déçus de la tournure que prennent les négociations dans la LNH et se préparent à un long hiver.