Enseignement supérieur au Québec : un débat de société

Une étudiante québécoise dénonce l'agenda de l'Université d'Ottawa

Dossier étudiant

Une étudiante montréalaise nouvellement inscrite à l'Université d'Ottawa dénonce l'agenda remis par la fédération étudiante. Elle a remarqué avec surprise que l'agenda parlait abondamment de la lutte contre les droits de scolarité élevés et la crise étudiante au Québec, utilisant des slogans tel que « À bas les frais ».

Marianne Noël Auger, qui était étudiante au Cégep Edouard-Montpetit de Montréal, n'était pas d'accord avec la lutte étudiante. Elle craint maintenant que le mouvement québécois se transporte à l'Université d'Ottawa.

Marianne Noël Auger, étudiante à l'Université Ottawa Marianne Noël Auger, étudiante à l'Université Ottawa

Elle comprend que la fédération essaie d'aller chercher des étudiants à l'Université d'Ottawa pour continuer le mouvement étudiant.

Elle souligne aussi le passage en juillet dernier de Gabriel Nadeau-Dubois, dans le cadre de la tournée ontarienne de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).



« Peu importe c'est qui ou c'est la faute de qui, je ne trouve pas ça correct. » — Marianne Noël-Auger, étudiante à l'Université d'Ottawa

À la Fédération des étudiants de l'Université d'Ottawa (FEUO), la représentante répond que la campagne « À bas les frais » existe depuis plusieurs années. Elle reconnaît toutefois que la lutte québécoise est devenue une source d'inspiration.

« Je crois que le Québec, on peut en tirer des exemples pour les appliquer ici en Ontario et au reste du Canada. » — Nicole Desnoyers, organisatrice des campagnes à la FEUO

Pour la fédération, l'agenda est un outil pour diffuser les différentes causes dans lesquelles les étudiants peuvent militer.

Elle cite en exemple une charte des droits des étudiants en résidence, des services de garderie abordables et même des toilettes unisexes pour les étudiants transgenre.

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