Manifestation à Ottawa en appui au groupe Pussy Riot

Une trentaine de manifestants ont dénoncé la décision du tribunal russe. Une trentaine de manifestants ont dénoncé la décision du tribunal russe.

Une trentaine de manifestants ont dénoncé, vendredi, à Ottawa, la peine de deux ans de prison imposée aux trois membres du groupe russe Pussy Riot.

Au terme d'un procès qui a connu un retentissement international, Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, ont été reconnues coupables de « hooliganisme » et « d'incitation à la haine religieuse ».

Les trois chanteuses du groupe punk étaient accusées d'avoir interprété une chanson hostile au président Vladimir Poutine, en février, dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.

Selon les manifestants, qui étaient rassemblés devant l'ambassade de Russie à Ottawa, la peine est trop sévère.

« Les membres du groupe, disent-ils, n'ont pas à être emprisonnées pour avoir simplement exprimé leur opinion. »

Les protestataires, qui brandissaient des affiches en guise de solidarité, réclament donc la libération des trois jeunes femmes, détenues à Moscou depuis le mois de février.

« Ce n'est pas acceptable d'écraser des individus qui ont des opinions qui sont différentes de celles de l'État. » — Julie Comber, manifestante

Ailleurs dans le monde

La décision du tribunal de Moscou a été sévèrement critiquée par les Occidentaux, Washington, Paris, Berlin et l'Union européenne, ayant unanimement jugé démesurée la peine de deux ans de détention.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ( OSCE ) craint pour sa part que plusieurs pays tendent maintenant à restreindre la liberté d'expression.