Les agriculteurs de l'Est ontarien réclament de l'aide de la province

Laurie Trudel explique que les agriculteurs de l'Est ontarien réclament de l'aide de la province

Après les agriculteurs du Pontiac au Québec, c'est au tour de ceux de l'Est ontarien de demander de l'aide pour surmonter les effets de la sécheresse.

Des députés conservateurs ontariens, dont Lisa MacLeod et Ernie Hardeman, ont rencontré les agriculteurs lundi matin afin de dresser un bilan de la situation. Ils somment le gouvernement McGuinty de mettre sur pied un plan d'action pour aider les agriculteurs. Ils réclament aussi le soutien d'Ottawa.

Dans un communiqué envoyé lundi après-midi, le ministre de l'Agriculture de l'Ontario, Ted McMeekin, a annoncé qu'il rendra visite mardi aux agriculteurs de l'Est ontarien pour prendre le pouls de la situation.

Des récoltes difficiles

Même si la situation que vivent les agriculteurs de l'Est ontarien est moins critique que celle que vivent les agriculteurs de l'Ouest québécois, elle demeure tout de même inquiétante. Selon l'agriculteur Philippe Etter, qui travaille à la ferme familiale, ce sont surtout le maïs et le foin qui souffrent du manque d'eau. La région n'aurait pas connu de telles conditions météorologiques depuis 1965.

De manière générale, les agriculteurs ont pu procéder de peine et de misère à la troisième récolte de luzerne de l'été, alors que le foin n'a pu être fauché qu'une seule fois jusqu'à maintenant.

 Un agriculteur observe le taux d'humidité dans ses champs. Un agriculteur observe le taux d'humidité dans ses champs.

Philippe Etter espère la venue de la pluie pour garnir la réserve de fourrage qui sert à nourrir son troupeau de 250 bêtes l'hiver.

« On a quand même pas mal de réserve, mais ça va être critique pour passer l'année. » — Philippe Etter, agriculteur

Les agriculteurs explorent également la possibilité que les fermiers de l'Ouest canadien, qui ont reçu du foin en 2002 de l'est du pays lors de la grande sécheresse, fassent de même cette année.

Ils craignent aussi que le prix du ballot de foin, qui a plus que doublé cet été, n'augmente de façon astronomique. Présentement, un ballot se vend entre 70 $ et 100 $, alors qu'habituellement, il coûte environ 30 $.