Le maire de Gatineau, Marc Bureau, estime qu'on perd « un bon ambassadeur pour Gatineau et pour la région de l'Outaouais », avec le retrait de la vie politique de Norman MacMillan. Le politicien de 64 ans a annoncé, mercredi, qu'il ne se représentera pas aux prochaines élections provinciales.
Le maire Bureau souligne son expérience et « sa très grande efficacité quand on avait besoin de lui ». Il évoque comme dossiers celui du centre multifonctionnel et du Rapibus, des enjeux pour lesquels « M. MacMillan était non seulement présent, mais très efficace pour la Ville de Gatineau ».
Par ailleurs, Marc Bureau souligne que les politiciens à la retraite choisissent parfois de demeurer présents.
Le maire de Gatineau estime que le raccordement améliorera la situation.
De son côté, le conseiller Maxime Pedneault-Jobin reconnaît qu'il n'a pas toujours été en accord avec Norman MacMillan, « mais c'est quelqu'un avec qui on pouvait toujours se rejoindre quand on parlait de notre communauté ».
L'Agence de la santé et des services sociaux de l'Outaouais parle quant à elle de M. MacMillan comme d'un « précieux partenaire ». L'organisme souligne également le travail effectué par le député dans le domaine de la santé.
Réactions des autres partis
Les deux candidats en Outaouais de la Coalition avenir Québec (CAQ), Michael Halloran (Gatineau) et Luc Angers (Chapleau), soulignent le travail effectué dans la communauté par Norman MacMillan depuis 23 ans.
Ils ajoutent toutefois au passage que ce départ, ajouté à ceux de Line Beauchamp, Nathalie Normandeau et Yvon Vallières, prouve que « les libéraux de Jean Charest montrent clairement des signes de fatigue après neuf ans de pouvoir ».
Le candidat du Parti québécois dans Papineau, Jean-François Primeau, a quant à lui souhaité à Norman MacMillan une « bonne retraite bien méritée, car le métier de politicien est terriblement exigeant ».
Il estime que le député sortant, qu'il qualifie de « bon soldat » récoltait beaucoup de fonds pour le Parti libéral, mais recevait peu en échange.
Enfin, le candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Hull, Bill Clennett, souhaite un repos bien mérité à Norman MacMillan. Il souligne au passage la déclaration du député sortant au sujet du financement des partis politiques.
Selon M. Clennett, « le député de Papineau a certainement contribué à la pression qui a forcé Jean Charest à mettre en place la Commission Charbonneau ».
Dur départ pour les MRC
De son côté, la préfète de la MRC de Papineau, Paulette Lalande, se dit attristée par le départ de Norman MacMillan, parlant d'une « perte exceptionnelle ». Elle aurait aimé qu'il reste pour un autre mandat, même si elle respecte sa décision.
La préfète de la MRC de Papineau, Paulette Lalande (archives).
Mme Lalande souligne la grande honnêteté du député et le fait qu'il n'avait pas peur de dire ce qu'il pensait. « Quand il disait : "Oui, ça va fonctionner, je vais m'en occuper" ou "Non, ce n'est pas possible", au moins, tu savais comment t'orienter. »