Un an après les inondations qui ont durement touché Gatineau, des conseillers municipaux restent inquiets et ont hâte de connaître les démarches qui seront entreprises par la Ville pour remédier aux problèmes. Des correctifs mineurs ont déjà été apportés au réseau pluvial et au système d'écoulement des eaux, mais ce n'est que la semaine prochaine que la municipalité dévoilera un plan détaillé.
Selon la conseillère Mireille Apollon, les victimes des inondations de l'an dernier n'ont rien oublié, même après un an. « Non, ils ne dorment pas. Ils me disent qu'ils ont des inquiétudes », souligne-t-elle.
Si les gens sont inquiets, c'est qu'il reste beaucoup à faire, selon eux, pour corriger le réseau de la Ville, notamment dans le secteur des Hautes-Plaines, où le ponceau de la rue la Galène n'a pas été agrandi, comme des citoyens le souhaitaient.
Le secteur du Plateau a été touché par les inondations de juin 2011.
Un autre ponceau du secteur, sur la rue des Mineurs, où l'eau du quartier se déverse, est encore aujourd'hui en partie obstrué.
« C'est un trou de 5 pieds de diamètre, puis on prend avec ce ponceau-là, toute l'eau du secteur, l'eau du parc de la Gatineau, l'eau de l'autoroute. C'est beaucoup trop d'eau pour un petit trou comme ça », soutient Anick Viau, une résidente des Hautes-Plaines, victime des inondations de 2011
Dans le secteur du Plateau, où le ruisseau des Fées a débordé dans les rues, il n'y a pas eu de travaux particuliers dans le secteur. Le conseiller du district du Plateau-Manoir-des-Trembles, Maxime Tremblay, estime que l'inondation de juin 2011 était exceptionnelle et ne risque pas de reproduire.
Des inondations à répétition dans le secteur de Limbour
Dans le district de Limbour, on a toutefois rapidement refait le chemin des Érables et on a réparé les fossés endommagés. Mais il reste encore beaucoup à faire, selon la conseillère Champagne.
Des travaux ont été effectués depuis un an, mais pas suffisamment aux yeux de plusieurs résidents, dont Anick Viau, qui a vu les eaux grimper de 8 mètres l'an dernier dans sa cour. Elle craint de vivre un autre désastre.
Après déluge de l'an dernier, Gatineau a fait l'objet de plusieurs poursuites, c'est pourquoi la Ville hésite à parler publiquement du dossier. Même les conseillers sont tenus à l'écart.
Pour la première fois la semaine prochaine, les élus pourront prendre connaissance des études qui ont été commandées il y a un an pour corriger les défaillances du système municipal.
D'après un reportage de Marc Gauthier