Dixième anniversaire du naufrage du Lady Duck sur la rivière des Outaouais

Nathalie Tremblay parle des recommandations qui ont été faites à la suite du naufrage du Lady Duck.

Il y a 10 ans, le Lady Duck sombrait dans les eaux de la rivière des Outaouais. Quatre personnes, dont une mère et ses deux enfants, sont mortes noyées dans le naufrage du véhicule amphibie. Plusieurs enquêtes ont suivi et des recommandations ont été faites afin d'éviter un drame semblable.

Le 23 juin 2002, le petit véhicule amphibie transportant 12 personnes a coulé non loin de la marina de Hull. Richard Groulx, qui est aujourd'hui responsable de l'escouade nautique au Service des incendies de Gatineau, a été un des premiers secouristes sur les lieux

« Ça criait, on tentait de déterminer avec exactitude où le bateau avait coulé. C'était impossible, on avait différentes opinions. » — Richard Groulx, ancien responsable de l'escouade nautique

Il aura fallu une heure avant de retrouver les corps des quatre victimes, qui étaient toujours coincées dans l'épave du Lady Duck. Plusieurs facteurs ont expliqué les délais d'intervention, notamment le manque de communication et de coordination entre les services d'urgence de Gatineau et d'Ottawa. Les choses ont changé.

« Toutes nos casernes et tous nos pompiers sont formés au sauvetage nautique. On a quatre casernes attitrées au sauvetage nautique qui sont équipées de bateaux à la fine pointe de la technologie. » — Richard Groulx, ancien responsable de l'escouade nautique

Le système de radiocommunication a aussi été modernisé et des ententes ont été conclues entre les deux villes pour mieux coordonner les efforts lors d'interventions d'urgence.

« Lorsqu'il y a un sauvetage sur la rivière, les deux services d'incendie interviennent et, par la suite, on s'entend sur qui a la responsabilité. » — Benoit Charron, porte-parole de la police de Gatineau

Les équipes d'urgence disent avoir tiré des leçons de la tragédie du Lady Duck et les nouvelles façons de faire devraient améliorer le temps de réponse.

D'après un reportage de Nathalie Tremblay