Une citoyenne regarde les offres d'emplois disponibles.
Les coupes prévues dans le budget fédéral, déposé jeudi, pourraient entraîner l'élimination de 60 000 emplois dans la fonction publique au pays. Il pourrait ainsi y avoir un engorgement dans le traitement des demandes d'assurance-emploi qui accuse déjà des retards.
Le député néo-démocrate Claude Patry, qui a rencontré des personnes sans emploi dans six villes du Québec, constate qu'elles ont des plaintes communes.
Le traitement d'une demande d'assurance-emploi requiert habituellement moins d'un mois. Mais José Bazin, chômeur depuis le 17 février, attend toujours des nouvelles concrètes. Tout ce qu'il a reçu à ce jour, c'est une lettre lui indiquant que son dossier « est en traitement ».
Selon le NPD, Service Canada, l'agence de traitement des demandes, est débordée.
Une situation qui ne risque pas de s'améliorer avec les compressions anticipées dans le prochain budget conservateur, selon le plus important syndicat de fonctionnaires fédéraux.
De son côté, le gouvernement Harper répond par écrit qu'il a « dédié plus de 500 nouveaux employés aux efforts de traitement, pour offrir un soutien additionnel nécessaire afin de faire face aux demandes d'assurance-emploi. »
L'Alliance de la fonction publique craint pour sa part que la tendance dénoncée à l'assurance-emploi ne se répercute dans d'autres services du gouvernement canadien.