Fusions municipales, 10 ans après
Ville de Gatineau
L'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry admet qu'il préférait un nom plus francophone que "Hull" pour la ville fusionnée, mais il nie avoir imposé le nom "Gatineau".
L'ancien maire de Hull Yves Ducharme affirme pourtant avoir reçu l'assurance de la ministre des Affaires municipales de l'époque, Louise Harel, que le nom sa ville serait conservée.
Yves Ducharme, affirme pourtant avoir reçu l'assurance de la ministre des Affaires municipales de l'époque, Louise Harel, que le nom sa ville serait conservée
Mais Yves Ducharme précise que c'était avant que Bernard Landry ne devienne premier ministre, lui qui, quelques mois auparavant, avait clairement fait connaître ses couleurs au maire de Hull.
Bernard Landry nie avoir imposé son choix
L'ancien premier ministre nie catégoriquement avoir imposé son choix. Il ne cache cependant pas sa préférence pour un nom plus francophone.
Ni Gatineau, ni Hull, ne faisaient partie des recommandations pour le nom pour la nouvelle ville. Un comité avait plutôt proposé Asticou, Rivemont ou Trois-Portages.
Lors d'un sondage effectué auprès de 800 personnes, Gatineau a été ajouté à la liste, et c'est ce nom qui a finalement été retenu. Hull n'avait plus aucune chance.
Le nom "Gatineau" fait partie de l'histoire et de la géographie de l'Outaouais depuis des décennies. Au lendemain des fusions, le 1er janvier 2002, il est devenu le nom de la quatrième ville en importance au Québec. Dix ans plus tard, le nom de Gatineau ne fait toujours pas l'unanimité.