Appui à Mohamed Harkat
Plusieurs groupes ont pris part à une manifestation samedi à Ottawa pour dénoncer les certificats de sécurité.
Ils ont ainsi voulu donner leur appui à Mohamed Harkat, ce résident d'Ottawa d'origine algérienne, soupçonné d'être un terroriste. Il a été arrêté et détenu en vertu d'un certificat de sécurité il y a neuf ans jour pour jour.
Les organisations qui appuient Harkat, dont Amnistie internationale, ont choisi la Journée internationale des droits de l'homme pour faire entendre leur message. Les proches de Mohamed Harkat demandent d'avoir accès à la preuve contre lui. Ils soutiennent aussi qu'elle a été obtenue sous la torture et que l'informateur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) n'est pas crédible.
Une lettre du SCRS qui soulève des questions
Cette semaine, une lettre du grand patron du SCRS datant de 2008 a refait surface et laisse planer des doutes sur les preuves obtenues par les autorités pour imposer des certificats de sécurité.
Dans la missive, adressée à l'ancien ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, le directeur du Service lui disait que tous les dossiers liés aux certificats tomberaient si le SCRS n'avait pas le droit d'utiliser des preuves obtenues sous la torture.
Depuis sa libération en 2006, Mohamed Harkat demeure soumis à une série de mesures dont le port d'un bracelet électronique.
Mohamed Harkat n'a jamais cessé de clamer son innocence et de tenter de blanchir son nom.
L'an dernier, un tribunal a maintenu la validité du certificat de sécurité à son endroit et il fait face à un ordre d'extradition vers l'Algérie. Une décision qu'il a porté en appel.