Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée

Des mannequins paradent lors d'un défilé de mode tenu à Londres en septembre 2010. Défilé de mode à Londres en septembre 2010.   © AFP/Stuart Wilson

La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, Christine St-Pierre, est venue parler d'image corporelle aux étudiants de l'école secondaire Grande-Rivière d'Aylmer, lundi.

Madame St-Pierre leur a présenté la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée.

Le projet est né de l'initiative de deux jeunes filles, dont Léa Clermont-Dion, devenue anorexique après avoir voulu perdre du poids. Elle s'en est sortie et se bat aujourd'hui pour changer les choses.

En 2007, elle a déposé une pétition à l'Assemblée nationale pour interpeller les députés face aux troubles alimentaires. Son message a été reçu.

La démarche de Léa a donné naissance à une charte d'adhésion volontaire de l'image corporelle saine et diversifiée, qui promeut la beauté naturelle et le changement des mentalités pour contrer les stéréotypes véhiculés dans l'espace public, les médias, les magazines.

Selon la ministre Christine St-Pierre, le message « être bien dans sa peau » passe mieux lorsqu'il est véhiculé par les jeunes eux-mêmes.

Sarah Dostie-Ménard, de l'école Grande-Rivière, ne se gêne pas pour dire qu'elle s'est retirée d'une agence de mannequins après qu'on lui ait demandé de perdre 40 livres : « je pensais que c'était une blague. Mais ils étaient très sérieux. »

18 000 personnes ont adhéré à la charte de l'image corporelle depuis sa création. La ministre St-Pierre souhaite accroître ce nombre grâce à une tournée dans les écoles et à un plan d'action de trois ans qui a pour mission de changer l'idée que les jeunes se font de la beauté.

L'école Grande-Rivière était le premier arrêt dans sa tournée.