Jean Vaillancourt, recteur de l'Université du Québec en Outaouais
La hausse des droits de scolarité est au coeur des discussions à la Conférence des recteurs des universités du Québec, lundi.
Les recteurs souhaitent augmenter les frais de 500 dollars par année pendant trois ans à compter de septembre 2012, à l'échéance de la politique de gel des droits de scolarité au Québec.
C'est une démarche qui vise à ramener le coût de l'éducation universitaire à ce qu'il était, toutes proportions gardées, en 1968 au Québec.
David Sculion, président de l'Association générale des étudiants à UQO, s'oppose à toute hausse des droits de scolarité
Les recteurs estiment que les universités québécoises font face à un manque à gagner de 625 millions de dollars par année, ce qui représente 12 millions de dollars en moins pour l'Université du Québec en Outaouais.
Selon le recteur de l'UQO, Jean Vaillancourt, les sommes supplémentaires permettraient de bonifier les bibliothèques, la quantité de programmes offerts et le nombre d'enseignants.
L'Association générale des étudiants de l'UQO craint un exode des étudiants vers Ottawa. Selon le président, David Scullion, les futurs étudiants pourraient penser qu'à coût égal, il serait préférable de se faire instruire à Ottawa.
Rencontre lundi à Québec
Les recteurs de la province sont à Québec lundi, pour discuter de l'avenir du financement de l'éducation dans la province.
Des associations étudiantes, des syndicats, des enseignants et des représentants du gouvernement sont également présents, incluant les étudiants de l'UQO.