Mohamed Harkat (archives)
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PC/Fred Chartrand
Dans le cadre de l'audition de l'affaire Mohammed Harkat, la défense a entamé sa plaidoirie finale mardi en Cour fédérale.
La défense de l'homme, soupçonné par le gouvernement canadien d'être lié au réseau terroriste Al-Qaïda, a entamé sa plaidoirie finale mardi en Cour fédérale.
L'avocat Matthew Weber s'est surtout attaqué à la crédibilité de la preuve accumulée contre son client. Il a d'abord répliqué aux avocats du gouvernement qui prétendaient lundi que Mohammed Harkat avait menti à plusieurs reprises lors de son témoignage.
L'avocat s'est basé notamment sur un rapport rendu public la semaine dernière qui affirmait que les services secrets canadiens (SCRS) avaient commis des erreurs de fait dans plusieurs dossiers, ce qui a porté préjudices à de multiples personnes, dont Mohammed Harkat. Dans ce dernier cas, le SCRS avait détruit des preuves.
Le juge Noël a cependant fait remarquer à Me Weber que pendant deux jours, en huis clos, en compagnie des deux avocats spéciaux chargés de défendre Mohammed Harkat, il avait pris connaissance de faits confidentiels, dont des interceptions téléphoniques, qui étaient crédibles et qui contredisaient le témoignage de Harkat.
L'avocat a alors critiqué les procédures secrètes qui entourent les certificats de sécurité et qui lui interdisent de confronter ces éléments de preuve.
Le juge Noël s'est donné jusqu'au 31 août pour entendre tout élément de preuve ou tout élément nouveau dans l'affaire. Une décision devrait être rendue à l'automne ou au début de l'hiver.
Mohammed Harkat est soupçonné par le gouvernement canadien d'être un agent dormant du réseau terroriste Al-Qaïda. Le procès qui a cours présentement vise à déterminer la validité du certificat de sécurité émis contre lui en 2002. S'il n'a pas gain de cause, Mohammed Harkat sera déporté en Algérie.