Plaidoiries de la Couronne

Mohamed Harkat Mohamed Harkat (archives)   © PC/Fred Chartrand

Les plaidoiries dans le cadre de l'affaire Mohammed Harkat, ce réfugié d'origine algérienne vivant à Ottawa, se sont amorcées lundi en Cour fédérale.

La validité du certificat de sécurité dont fait l'objet Mohammed Harkat est remise en cause. L'homme d'origine algérienne est soupçonné par le gouvernement canadien d'être lié au réseau terroriste Al-Qaïda.

Mohammed Harkat est soupçonné par le gouvernement canadien d'être un agent dormant du réseau terroriste Al-Qaïda. Le procès qui a cours présentement vise à déterminer la validité du certificat de sécurité émis contre lui en 2002. S'il n'a pas gain de cause, Mohammed Harkat sera déporté en Algérie.

Dans sa plaidoirie devant le juge Simon Noël, l'avocat du gouvernement, David Tyndale, s'est appliqué à démontrer que le témoignage de Mohammed Harkat est semé de contradictions.

David Tyndale prétend que Mohammed Harkat a menti au tribunal à plusieurs reprises et est demeuré vague sur plusieurs aspects de son passé.

Me Tyndale affirme que les raisons invoquées par Mohammed Harkat pour s'enfuir d'Algérie, en soutenant qu'il craignait pour sa vie, sont un tissu de mensonges pour masquer son véritable passé. David Tyndale pense que la chronologie des événements ne reflète pas la réalité.

L'avocat du gouvernement ajoute que son voyage à Peshawar, au Pakistan, pour aider les réfugiés afghans qui fuyaient la Russie n'était qu'un prétexte pour cacher ses liens avec le réseau Al-Qaïda.

De plus, selon l'avocat, les transactions financières de Mohammed Harkat au Canada ne sont pas claires, car il recevait de l'argent de l'étranger, mais n'a jamais été en mesure d'expliquer le but de ces transactions.

Quant à Mohammed Harkat, il continue à clamer son innocence.

Mohammed Harkat, dont les conditions libération ont été assouplies, doit toujours porter en permanence un bracelet équipé d'un appareil de repérage par satellite.