L'état du parlement suscite des craintes

Le parlement d'Ottawa

La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, redoute une détérioration rapide des édifices de la colline du Parlement à Ottawa. Dans son plus récent rapport déposé mardi après-midi, Sheila Fraser s'est penchée sur les travaux de rénovation nécessaires. Elle soutient qu'il y a d'importants risques de défaillance des systèmes des édifices si rien n'est fait rapidement.

Dans son dernier rapport, Sheila Fraser s'inquiète du mauvais état des édifices de la colline, ce qui pourrait venir perturber les activités du Parlement selon elle.

Selon elle, ces risques pourraient venir perturber les activités du Parlement. Elle estime qu'il faut agir maintenant, même si la situation est difficile, puisque la gestion est très complexe.

La responsabilité du projet de rénovation est partagée entre plusieurs organisations, ce qui contribue, selon la vérificatrice, à allonger les délais et à augmenter les coûts du projet.

Selon la vérificatrice générale du Canada, le temps presse. « Il y a beaucoup de travaux qui doivent être faits à l'édifice de l'Ouest, à l'édifice du Centre aussi. Les systèmes d'appui sont vieillissants, doivent être rénovés, modernisés, les systèmes d'eau, l'électricité, chauffage et autres. Alors si ces systèmes tombent en panne, le Parlement ne peut pas siéger, alors je ne pense pas qu'on veut arriver à cette situation », souligne la vérificatrice.

Sheila Fraser estime que la gestion des travaux doit être octroyée au Sénat et à la Chambre des communes, afin de simplifier le processus. Pour le moment, le ministère des Travaux publics est responsable des édifices.

Le député libéral de Hull, Marcel Proulx, est en accord avec la vérificatrice. Il estime que le ministère des Travaux publics n'a pas le temps de s'occuper de cet enjeu. « Je pense qu'ils ont tellement de chats à fouetter que ce n'est pas nécessairement nous qui sommes leurs clients ou leurs protégés les plus importants », soutient-il.