Des manifestants se sont rendu devant le château Cartier.
Des manifestations ont eu lieu, lundi, à Gatineau, en marge de la rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays du G8 qui se déroule jusqu'à mardi au château Cartier, dans le secteur d'Aylmer.
Des militants se réunissent à Gatineau en marge de la rencontre des ministres des Affaires étrangères du G8, tandis que d'autres protestent à Chelsea contre une réunion sur le développement de l'Arctique.
Une trentaine de protestataires membres du Regroupement Outaouais contre la guerre se sont rendus devant l'hôtel où se déroulait la rencontre à huis clos. Ils réclamaient entre autres une diminution des budgets militaires des pays du G8.
Plus tôt en après-midi, les manifestants avaient livré une lettre au bureau du ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, pour demander la même chose.
Les discussions des représentants du G8 portaient essentiellement sur la sécurité mondiale, la menace nucléaire et de la guerre en Afghanistan.
Un important dispositif de sécurité a été mis en place au château Cartier pour l'événement. La Société de transport de l'Outaouais (STO) pourrait être forcée de modifier le parcours de certains de ses autobus, soit en raison de manifestations ou encore à la demande des autorités policières.
La STO recommande d'ailleurs aux usagers de prévoir des retards mardi matin. Des rues pourraient être fermées pour la tenue de la deuxième journée de rencontre des ministres.
Manifestation à Chelsea
Par ailleurs, une cinquantaine de manifestants de divers organismes s'étaient réunis à Chelsea, en avant-midi, où se déroulait une rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays côtiers de l'Arctique. Des représentants de la Russie, du Canada, des États-Unis, du Danemark et de la Norvège se sont rencontrés à la maison Wilson, près du lac Meech, pour discuter du développement et de l'exploitation de cette région du monde.
Les militants reprochent aux participants de la région de l'Arctique de vouloir se partager les ressources pétrolières sans prendre en considération les impacts environnementaux.
« Nous demandons un moratoire sur le développement industriel de la région et ça comprend à la fois les ressources de pétrole et les pêcheries, parce qu'à mesure que les glaces fondent, on découvre à la fois les ressources pétrolières et de pêcherie. Mais c'est une région très fragile, donc il faut la protéger », a soutenu une des coordonnatrices du groupe Greenpeace, Beth Hunter.