Des centaines de personnes ont célébré, mercredi soir, à l'Université d'Ottawa et ailleurs en Ontario, les 100 ans de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), anciennement appelée l'ACFO et l'ACFEO. L'organisme a été au coeur de nombreux combats pour assurer la survie du français au cours du dernier siècle.
Des centaines de personnes célèbrent à l'Université d'Ottawa et ailleurs en Ontario le siècle d'histoire de l'AFO, qui a travaillé à la survie du français.
Signe des temps, les célébrations se sont déroulées par vidéoconférence, afin de joindre l'ensemble de la francophonie ontarienne partout dans la province, explique le président des fêtes du centième, Jean Comtois.
Les faits marquants de l'histoire franco-ontarienne ont été rappelés au cours de la soirée, notamment la lutte contre le règlement 17 au début du siècle, l'obtention de la gestion scolaire, l'adoption de la loi 8 sur les services en français et le mouvement pour sauver l'hôpital Montfort à Ottawa.
La sénatrice Marie-Paule Charette Poulin, présidente d'honneur des fêtes, a parlé avec émotion de ceux qui ont été de toutes ces luttes. Elle a souligné le travail de « tous ces hommes et ces femmes qui ont donné de leur temps généreusement, professionnellement, pour s'assurer que la francophonie de l'Ontario peut continuer à grandir aujourd'hui en 2010 ».
Cent ans après la création de l'Association canadienne-française d'éducation d'Ontario (ACFEO), son existence est encore justifiée, selon une ancienne présidente, Rolande Faucher. « Quand on se réunit au sein d'un organisme, c'est une force à ne pas négliger de la part des gouvernements, on l'a déjà démontré », soutient-elle.