Une survivante rentre au pays

Mélissa Demosthenes a survécu à l'important séisme qui a touché Haïti. Mélissa Demosthenes a survécu à l'important séisme qui a touché Haïti.

Une étudiante de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) qui était en Haïti au moment du tremblement de terre de mardi est de retour au pays. Mélissa Demosthenes, 21 ans, a atterri à l'aéroport Trudeau de Montréal vendredi matin et se dit soulagée d'être de retour au Canada.

Une étudiante de l'Université du Québec en Outaouais qui rendait visite à sa famille au moment du tremblement de terre est soulagée d'être de retour dans la région.

La jeune femme rendait visite à sa famille à Port-au-Prince au moment des événements et devait revenir le lendemain du séisme à l'issue d'un séjour de trois semaines.

Sa famille a été épargnée, mais elle a dû user de débrouillardise au lendemain du séisme. « Dans notre quartier, on n'a pas eu de secouristes du tout. Tout le monde était resté dehors et puis on s'entraidait. C'était la seule solution. Et c'est du marché noir présentement. On ne peut pratiquement rien acheter. Tout est cher. C'est vraiment dispendieux », raconte-t-elle.

La jeune femme ignore comment le pays pourra se remettre sur pied à la suite de cet événement tragique. « Je ne vois vraiment pas comment ça va faire pour se rétablir. On a besoin de beaucoup d'aide, beaucoup de coups de main, beaucoup de nourriture surtout, parce qu'il n'y a absolument rien qui fonctionne présentement. Les gens sont dans les places, sont dans la rue, sont livrés à eux-mêmes, puis il n'y a pas beaucoup de secouristes », souligne-t-elle.

Grand rassemblement à Gatineau

Par ailleurs, un grand rassemblement est organisé à la Maison du citoyen de Gatineau, vendredi prochain, de 7h à minuit, pour permettre à la communauté haïtienne de vivre son deuil.

« On a comme culture haïtienne de se recueillir, de se rassembler. On a un deuil collectif que nous vivons. Nous invitons toute la communauté, parents, amis, sympathisants », explique Gérard Étienne, directeur général à Santé Canada et organisateur de l'événement.

Une collecte de fonds en collaboration avec la Croix-Rouge aura également lieu sur place. « Tous les gens qui veulent contribuer, c'est vraiment contribuer à la Croix-Rouge, ce sont des experts sur le terrain. Il y a aussi Oxfam Québec, il y a CARE Canada. Il faut passer à travers les organismes connus. Le mieux qu'on peut faire pour Haïti, ce n'est pas d'envoyer de la nourriture, ou de l'eau ou des habits, c'est d'envoyer de l'argent. C'est ce qu'il faut maintenant », souligne M. Étienne.