Le séisme de 7 sur l'échelle de Richter a été le plus puissant en 200 ans dans cette région.
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Les membres de la communauté haïtienne d'Ottawa-Gatineau vivent dans l'angoisse, mercredi, au lendemain du violent séisme d'une magnitude de 7 qui a secoué Haïti. Certains sont sans nouvelle de leurs proches qui vivent près de la capitale Port-au-Prince, durement touchée par la secousse, puisque les communications sont difficiles.
Les membres de la communauté haïtienne d'Ottawa-Gatineau vivent dans l'angoisse au lendemain du violent séisme qui a secoué Haïti. Un policier d'Ottawa qui était sur place manque à l'appel.
Jean Baptiste, un Haïtien d'origine qui habite Ottawa, s'inquiète pour sa mère, ses soeurs et ses frères qui sont en Haïti. « À Port-au-Prince, ce n'est pas facile. Il y a un problème d'infrastructures. Les gens bâtissent n'importe comment. Dans une superficie de 15-20 kilomètres carrés, imaginez qu'il y a près de 2 millions de personnes qui vivent », explique Jean Baptiste.
Un policier d'Ottawa disparu
Par ailleurs, deux des 82 policiers du Canada qui se trouvaient en Haïti au moment du séisme n'ont toujours pas été retrouvés. Les recherches se poursuivent toutefois pour retrouver les deux agents de la Gendarmerie royale du Canada: le surintendant Douglas Coates d'Ottawa et le sergent Mark Gallagher d'Halifax.
Les 80 autres policiers ont été retrouvés sains et saufs. Ces agents se trouvaient en Haïti dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
L'heure à la mobilisation
Entre-temps, la communauté de la région se mobilise pour aider les sinistrés. L'organisme Têtes ensemble SOS Haïti demande l'aide de la population pour amasser de l'argent qui sera acheminé aux sinistrés.
L'organisme souhaite d'abord acheter de la nourriture et des couvertures avec les fonds amassés. Il espère même pouvoir construire une école à plus long terme s'il amasse suffisamment d'argent.
Les responsables du centre communautaire haïtien de Vanier, dans l'est d'Ottawa, se mobilisent également. Pour l'instant, les bénévoles travaillent à transmettre les dernières informations reçues d'Haïti. Un psychiatre et un intervenant social d'origine haïtienne offrent aussi leur aide aux gens qui ont des difficultés psychologiques.
« Les gens ont besoin d'être rassurés. Les gens ont besoin d'information pour savoir ce qui se passe. Les gens ont besoin d'entendre des personnes de leur communauté qui puissent répondre à leurs questions dans leur langue maternelle, qui est le créole », explique Jude Jean-François, un intervenant social qui a voulu participer à l'effort de sa communauté.
Réactions politiques
Par ailleurs, l'Ontario participera aux efforts de reconstruction en Haïti. Le premier ministre Dalton McGuinty souhaite envoyer de l'aide médicale et participer à la restauration de l'électricité, là où c'est possible. M. McGuinty affirme que l'Ontario a la responsabilité d'aider Haïti, en raison de la diversité culturelle de la province. Il n'a pas toutefois pas évoqué d'aide financière concrète jusqu'à maintenant.