(archives)
Des joueurs compulsifs de l'Outaouais comme d'ailleurs dans la province pourront être dédommagés. Loto-Québec et le gouvernement du Québec acceptent de rembourser les frais de thérapie des victimes du jeu pour la période allant de 1994 à 2002. Cette entente met un terme à un recours collectif intenté par des joueurs pathologiques québécois il y a huit ans.
Des joueurs compulsifs de l'Outaouais comme d'ailleurs dans la province pourront être dédommagés puisque Loto-Québec et le gouvernement acceptent de rembourser les frais de thérapie des victimes du jeu pour la période allant de 1994 à 2002.
On ignore le nombre de joueurs de la région qui pourront bénéficier de cette mesure. Le centre Jellinek, qui offre depuis 2002 des thérapies gratuites pour les joueurs compulsifs de la région, estime qu'en moyenne 125 à 140 personnes par année s'y inscrivent en Outaouais.
Même si les détails de l'entente ne sont pas tous connus, la nouvelle est bien accueillie par le centre Jellinek, spécialiste dans le traitement des dépendances.
Dans leur recours collectif, les joueurs compulsifs souhaitaient que le risque de dépendance aux appareils de loterie vidéo soit reconnu, ce qui ne sera pas le cas. Certains auraient aimé qu'on profite de l'occasion pour protéger ceux qui sont plus fragiles face au jeu.
« Bien, moi, je fais le traitement du jeu, c'est sûr que je vais toujours être plus sensible par rapport à ça parce que je le vois au quotidien. Je le vois depuis huit ans et j'aurais tendance à dire, oui, c'est une occasion râtée », soutient Pierre Gagnon, thérapeute au centre Jellinek.
De son côté, le militant Bill Clennet déplore que la mesure ne touche pas tous les joueurs pathologiques « Je ne suis pas persuadé que ça va être une entente acceptable pour tout le monde. C'est certain que dans la période d'avant 2002, il y a du monde qui ont suivi d'autres types de thérapies pour le même problème, mais qui ne seront pas couverts par le projet d'entente », soutient-il.
L'entente, qui sera rendue publique le 16 janvier, coûtera plusieurs dizaines de millions de dollars. Elle s'appliquera aux frais de thérapie engagés par les personnes souffrant d'une dépendance au jeu pour la période allant de 1994 à 2002. En effet, depuis 2002, l'assurance maladie couvre ces frais.