Avis de recherche pour retrouver Maisy Odjick et Shannon Alexander
Les jeunes filles autochtones Maisy Odjick et Shannon Alexander, de Kitigan Zibi, ont été portées disparues il y a bientôt un an, soit le 6 septembre 2008.
Les jeunes filles autochtones sont portées disparues depuis le 6 septembre 2008, et la famille accuse les forces de police de traiter cette affaire comme s'il s'agissait d'une simple fugue.
Les deux jeunes filles, âgées respectivement de 16 ans et de 17 ans au moment de leur disparition, ont été vues pour la dernière fois à Maniwaki.
Un an plus tard, leurs familles s'accrochent à l'espoir de les retrouver, mais elles blâment les services policiers qui traitent cette affaire comme si c'était une fugue.
La mère de Maisy Odjick, Laurie Odjick, affirme qu'il y a encore des avis de recherche au village de Kitigan Zibi, mais elle pense que la police n'a jamais fait de cette enquête une priorité. C'est elle qui a dû insister, pendant un mois et demi, pour que les ordinateurs qu'utilisait sa fille soient examinés par les enquêteurs.
Quant au père de Shannon, Brian Alexander, il explique qu'une question de juridiction entre la Sûreté du Québec et la police de Kitigan Zibi complique l'enquête. Selon lui, plutôt que de collaborer, les deux forces de police se renvoient la balle, de sorte qu'il n'y a finalement pas d'enquête.
Épreuve douloureuse
La grand-mère de Maisy Odjick, Lisa Odjick, a gardé dans un coin de son sous-sol tout ce qui appartient à sa petite-fille. « On veut tout laisser comme c'était pour que ce soit là quand elle va revenir, mais la plupart de son stock ne lui fera plus parce qu'elle grandissait encore quand elle est disparue. Je veux qu'elle sache que tout ce qu'elle a, on l'a encore ici. »
Mme Odjick ne croit pas que Maisy ait fugué sans prendre avec elle les objets qu'elle traînait partout.
L'enquête piétine
La Sûreté du Québec, la police de la réserve de Kitigan Zibi et la police provinciale de l'Ontario ont organisé un point de presse jeudi matin pour tenter de raviver l'intérêt de la population pour obtenir davantage d'information.
Les corps policiers ont mentionné que peu de progrès ont été réalisés dans les recherches pour retrouver les deux adolescentes disparues depuis un an. Les nouvelles ne sont donc pas encourageantes pour les familles.
Laurie Odjick a répété que l'enquête de la police s'est embrouillée dès le départ parce que les deux disparitions ont été traitées séparément.
La police de Kitigan Zibi admet qu'il y a eu des difficultés administratives au début, mais assure qu'il n'y en a plus.
Elle a aussi dit que des efforts supplémentaires pour retrouver sa fille auraient dû être déployés. La police répond qu'elle n'avait aucune piste qui justifie un tel déploiement.