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Plus de fermeté réclamée

Mise à jour le lundi 31 août 2009 à 10 h 02

Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français

Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français. (archives)

Le président du mouvement Impératif français, Jean-Paul Perreault, demande au gouvernement de Jean Charest de faire preuve de plus de fermeté par rapport au respect de la loi 101 dans la région de l'Outaouais.

M. Perreault demande d'ailleurs au gouvernement québécois d'envoyer des inspecteurs dans la région pour obliger les commerçants récalcitrants à respecter la loi 101. « Le client n'est pas reçu et a de la difficulté à être servi en français. C'est carrément inacceptable », déplore-t-il.

Rappelons que la ministre de la Culture, Christine Saint-Pierre, avait elle-même lancé l'idée d'une campagne éclair en plein débat linguistique, à Montréal, il y a deux ans. Or, cette idée a été abandonnée pour la région de l'Outaouais, rapporte le porte-parole de l'Office québécois de la langue française, Martin Bergeron.

« On voulait le faire, mais par la suite, on nous a demandé de faire une campagne beaucoup plus grande. Alors, plutôt que de faire une campagne qui était seulement dans Gatineau, on a fait une campagne qui a visé tout Montréal, tout l'Outaouais et toute l'Estrie », explique-t-il.

L'Office a plutôt mené une campagne de sensibilisation pour inciter les consommateurs et les commerçants à conduire leurs affaires en français. Or, Jean-Paul Perreault soutient que la ministre de la Culture doit en faire plus. « Qu'elle revienne à la dynamique de la défense de la langue française », affirme-t-il.

De son côté, le président de l'Association des professionnels, industriels et commerçants du secteur Aylmer, Richard Bégin, croit que la situation n'est pas aussi dramatique que le laisse entendre le mouvement Impératif français

« C'est possible qu'il y ait certains commerces sur l'ensemble du territoire qui ont de la difficulté à fonctionner en français, mais je pense qu'il appartient aux gens de décider de faire affaire avec eux ou pas », dit M. Bégin.

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