Retour au travail

Larry O'Brien lors de son arrivée au palais de justice d'Ottawa mercredi pour entendre son verdict. Larry O'Brien lors de son arrivée au palais de justice d'Ottawa mercredi pour entendre le verdict.   © PC/Sean Kilpatrick

Le maire d'Ottawa, Larry O'Brien, était de retour au travail, jeudi, au lendemain du prononcé du verdict qui l'a acquitté de deux accusations criminelles qui pesaient sur lui.

Après avoir accordé plusieurs entrevues aux médias en matinée, Larry O'Brien a passé sa première journée à discuter avec son directeur général et avec les conseillers qui l'ont remplacé au cours des derniers mois pour se mettre à jour dans les nombreux dossiers municipaux. Une première séance officielle du conseil municipal est prévue dans un mois environ.

Larry O'Brien se dit prêt à relever les défis qui l'attendent au cours du reste de son mandat, qui prend fin dans un an et demi.

Le maire reconnaît toutefois qu'il devra faire face à des relations tendues avec certains conseillers et certains employés municipaux et qu'il devra faire des efforts à ce sujet.

« Les employés des services publics veulent tous rendre leur ville meilleure. Je devrai être plus humble et travailler avec eux encore plus. Mais, je crois qu'ils travaillent tous dans le meilleur intérêt de la ville. Je n'anticipe pas de problèmes majeurs », a souligné en anglais le maire.

Le maire devra aussi rallier l'opposition, puisque le procès a créé des divisions au sein du conseil. Mercredi, cinq conseillers municipaux sont venus appuyer le maire au palais de justice lors du prononcé du verdict. Toutefois, vingt autres conseillers ne se sont pas présentés.

Pour le conseiller municipal Clive Doucet, des difficultés subsisteront malgré l'acquittement du maire. Il souligne que le jugement n'effacera pas la poursuite entreprise par Siemens dans le dossier du train léger et ne fera pas oublier les blessures causées par la grève chez OC Transpo l'hiver dernier.

Avant son procès, Larry O'Brien pensait solliciter un deuxième mandat l'an prochain, mais il se donne maintenant six mois pour réfléchir à son avenir politique.